Free Mobile : une commune explique un refus difficile, tout en promettant une meilleure information la prochaine fois

Free Mobile :  une commune explique un refus difficile, tout en promettant une meilleure information la prochaine fois

Malgré les arguments présentés par Free, la commune et le bailleur social, un groupe d’habitants n’est pas du tout convaincu. Ils ne veulent pas des antennes de l’opérateur sur leur toit.

Rendez-vous à Talence, commune du département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine. L’implantation de plusieurs antennes pour la 3G, 4G et 5G, sur le toit d’un des bâtiments de la Résidence Bois-d’Arcy, provoque quelques frictions. Une réunion organisée jeudi dernier à l’espace François-Mauriac, en présence d’opposants, d’élus, du bailleur social Domofrance et de Free Mobile, n’a pas permis de faire bouger les lignes.

Les riverains disent craindre l’exposition aux ondes et réclament une mesure par l’ANFR, avec le soutien de Domofrance. Ils espèrent surtout l’abandon du projet. “Une prolifération exponentielle de ces antennes-relais, un manque de mutualisation des opérateurs”, pointent également du doigt les opposants. “Toutes les études prouvent qu’il n’y a pas de danger réel sur la santé, en l’état actuel des connaissances”, a assuré un technicien présent, tout en précisant que l’augmentation du nombre de mobiles nécessitait une amélioration de la couverture réseau.

Le collectif reproche enfin le manque d’informations, car ayant découvert le projet durant l’été à l’aide d’un simple panneau d’affichage. À ce sujet, Guillaume Hanotin, conseiller municipal en charge de l’urbanisme, a fait savoir de son côté que ce type d’information serait désormais affiché sur le site Internet de la commune. “Nous n’avions pas les moyens de nous opposer à ce projet d’un point de vue administratif sauf à évoquer des raisons d’urbanisme, plus précisément d’esthétique qui, en l’occurrence, ne se justifient pas puisqu’il est prévu que les antennes soient cachées dans de fausses cheminées”, indique-t-il en outre. L’aspect esthétique a donc été pris en compte et le refus du projet aurait été compliqué pour la commune.

Source : Sud Ouest