Clin d’oeil : un pique-nique festif face à Free Mobile, “qui a besoin de faire une réunion Zoom depuis un champ ?”

Clin d’oeil : un pique-nique festif face à Free Mobile, “qui a besoin de faire une réunion Zoom depuis un champ ?”

Les oppositions face à l’arrivée d’antennes Free Mobile en zone rurale et des autres opérateurs ne s’estompent pas en été. La mobilisation peut même parfois tourner au pique-nique, dans la bonne humeur.

Direction Le Trièves une petite région naturelle située dans le sud du département de l’Isère dans les Alpes, où pas moins de 80 riverains se sont réunis mercredi dernier pour manifester leur opposition à l’installation d’une antenne 4G et 5G de 40 mètres de haut de Free Mobile au col du Thau dans sur la commune de Cornillon-en-Trièves. Si les moyens d’actions ne manquent pas chez les réfractaires, ce rassemblement à l’initiative du collectif d’habitants “Trièves info 5G”, s’est transformé en un pique-nique festif après une grande marche organisée en mars dernier.

L’objectif est de pousser le maire à signer un arrêté d’opposition avant la date à laquelle le permis est autorisé, le 16 juillet. Le collectif n’en démord pas : « Les municipalités des deux communes concernées, Mens et Cornillon, ont exprimé leur opposition à cette antenne via des motions votées à l’unanimité. De nombreux citoyens et citoyennes ont exprimé leur désaccord par des manifestations – en particulier celle du 13 mars dernier – et des courriers, et demandent des délais et une réflexion collective. Que faut-il faire pour que cette entreprise prenne en compte l’avis des habitants ? », s’est-il insurgé. Ses arguments, une pollution visuelle dégradant le paysage du Trièves ainsi que l’impact sanitaire et écologique. D’autres projets d’antennes sont en cours dans la zone, la mobilisation va donc continuer.

Les opposants s’interrogent aujourd’hui  sur ce déploiement: ” Qui a besoin de faire une réunion Zoom depuis un champ, alors que la fibre arrive et avec elle le haut débit dans nos villages ?”. L’hyperconnexion est dans le viseur,  ils penchent pour une société où les interactions numériques restent des outils et ne remplacent pas les interactions directes.

 

Source : Le Dauphiné Libéré