Les box internet des Français, vice-championnes des débits moyens en Europe grâce à la fibre

Les box internet des Français, vice-championnes des débits moyens en Europe grâce à la fibre

Mais quels pays offrent les meilleurs débits moyens dans l’Union Européenne ? Le Danemark devance la France et ses Livebox, Freebox, Bbox et SFR box.

Les objectifs de connectivité de l’UE sur le fixe dans le plan Broadband Europe pour 2025 sont clairs et ambitieux mais seront-ils respectés en France et dans les autres pays membres ? D’ici là, les principaux moteurs socio-économiques (écoles, universités, hubs de transport, aéroports, entreprises à forte intensité numérique, etc.) devront disposer d’une connexion d’au moins 1 Gbit/s par seconde. Dans l’idéal, la couverture 5G devra être ininterrompue pour toutes les zones urbaines et les grands axes de transport. S’agissant du fixe et des foyers européens, des débits d’au moins 100 Mbits/s sont attendus.

Force est aujourd’hui de constater que la France remplit d’ores et déjà cet objectif. Selon le réseau européen de journalisme de données (EDJNet), les débits moyens sur le fixe avoisinent actuellement les 140 Mbits/s grâce à la démocratisation de la fibre, plaçant ainsi les Français en seconde position en Europé derrière les Danois et devant les Espagnols.

Selon le nouveau baromètre des connexions fixes de nPerf, les quatre grands opérateurs français disposent aujourd’hui de débits moyens toutes technologies confondues oscillant entre 155 Mbits/s pour le moins bon SFR et 210 Mbits/s pour le meilleur, Free.

A fond la fibre

Pour rappel, lancé en 2013, le Plan THD vise à connecter 80% des foyers français à la fibre d’ici 2022 et 100% en 2025 mais ne mentionne pas l’objectif d’atteindre 1 Gbps. Si l’Hexagone mène toujours la course en Europe sur le déploiement de la fibre,  il existe encore une grande disparité de couverture entre les zones les plus densément peuplées, où elle atteint plus de 90%, et les zones moins peuplées où la couverture est beaucoup plus faible.

Le travail des opérateurs consistera à poursuivre leur rythme de déploiement pendant encore 3 ans et demi. En 2021,  6.2 millions de prises doivent être déployées  avec un investissement très fort dans les Réseaux d’Initiative Publiques,  représentant à eux seuls plus de la moitié (3.6 millions de prises).

En finir avec les échecs de raccordement

Les 5 derniers pourcents, soit 2,1 millions de locaux, “ne seront réalisables que sous conditions, notamment financières. Avec un coût moyen de raccordement forcément supérieur au coût moyen des prises standards en zone RIP, les besoins se chiffrent en milliards d’euros. La rallonge budgétaire de 150 millions d’euros, accordée par l’Etat en 2020, ne suffira donc pas”, se sont inquiétés en mai dernier les professionnels du secteur emmenés par Infranum. Une autre problématique doit aussi être prise à bras le corps, celui de la qualité des raccordements, si près de 26 millions de foyers français sont éligibles aujourd’hui, des problèmes de raccordement sont observés dans 30% à 40% des cas.

Mi-juin, la Fédération française des télécoms  a annoncé la remise au gouvernement et à la présidente de l’Arcep d’un livre blanc sur le sujet. celui-ci prévoit “la mise en place de procédures nouvelles de détection et de reprise des malfaçons, ainsi que l’instauration de sanctions progressives, et financières. Cela peut aller jusqu’à l’exclusion d’un soustraitant responsable de dégradations avérées et répétées”. Avec en parallèle, des outils numériques prochainement développés afin de centraliser les malfaçons de façon à réagir dans un délai très court. La montée en débit des foyers Français est aujourd’hui plus que jamais liée à leur migration vers la fibre.