Free Mobile : une grande marche contre la 5G de l’opérateur

Free Mobile : une grande marche contre la 5G de l’opérateur

Un collectif de riverains a voulu manifester son opposition face l’installation d’un pylône Free Mobile. Un convoi pacifiste a ainsi été organisé jusqu’au lieu d’implantation, depuis lequel ont été énumérés les griefs et réclamé un moratoire sur la 5G.

170, c’est le nombre de personnes ayant répondu à l’appel du collectif Trièves Info 5G, opposé à l’installation d’un pylône Free Mobile près du hameau de l’Aubépin, dans le département de l’Isère. Voulue pacifiste et organisée samedi après-midi, la manifestation a consisté en un convoi vers le col du Thau, où l’opérateur de Xavier Niel compte installer son équipement de 45 mètres de haut. Les manifestants s’y sont rendus tous ensemble à pied ou à vélo.


Crédits photo Le Dauphiné Libéré / Francoise MERY

Impacts sanitaires, écologiques et esthétiques

L’occasion pour les opposants d’exposer leurs griefs. Ils ont dénoncé le fait que “la région ne fait pas partie des zones blanches, que le déploiement de la 5G se fait avant toute étude sérieuse sur les impacts concernant la santé et que l’ajout d’une technologie de plus exclut radicalement une partie de la population électrosensible”. L’hyperconnexion est aussi dans le viseur. “D’une manière générale, nous penchons pour une société où les interactions numériques restent des outils et ne remplacent pas les interactions directes. La 5G est une nouvelle technologie destinée avant tout aux objets connectés”, déclarent-ils. Sans oublier le volet écologique. “La 5G nécessitera 30 % d’antennes en plus que la 4G pour une couverture équivalente. On sait que les antennes de la 5G consomment beaucoup plus”, estime le collectif.

Le souhait d’un moratoire

S’opposant à la nouvelle antenne “pour des raisons écologiques, sanitaires, d’impact paysager”, le collectif réclame par conséquent “un moratoire sur la base du principe de précaution voté par la communauté de communes Trièves ou les communes triévoises”. Il compte en tout cas être présent à la réunion organisée par le telco à la mairie de Cornillon-en-Trièves le 17 mars de 14h30 à 17h00.

Source : Le Dauphiné Libéré