SFR soupçonné d’avoir profité de favoritisme pour le déploiement de la fibre optique dans un RIP

SFR soupçonné d’avoir profité de favoritisme pour le déploiement de la fibre optique dans un RIP

SFR avait été choisi en fin d’année 2018 pour déployer la fibre optique en Corse, mais les conditions d’attribution du chantier sont remises en cause par une enquête préliminaire.

Selon les sources du Parisien, le chantier de la fibre optique serait dorénavant dans le viseur de la justice, puisque le parquet de Bastia a lancé une enquête préliminaire pour des soupçons de favoritisme. 

Une affaire délicate qui a été confiée à la police judiciaire d’Ajaccio. Celle-ci concerne la Collectivité Corse et l’opérateur SFR. Les sources proches de l’enquête ont ainsi évoqué des questionnements sur l’attribution de la délégation de service publique, mais aussi sur d’éventuelles contreparties perçues. Cependant, cette même source veut tempérer les esprits "Nous n’en sommes qu’aux prémices, il convient de rester prudent".

Le projet est de taille, SFR a en effet été choisi pour fibrer la moitié de la Corse en 5 ans, devançant Orange sur l’appel d’offre. On compte dans ce projet la construction de plus de 170 000 prises FTTH, un demi-million de kilomètres de Fibre Optique nécessaires au projet, le tout pour un investissement de 275 millions d’euros, dont 52 millions de subventions publiques.

Approché par le Parisien, le président du Conseil Exécutif de Corse Gilles Simeoni s’est dit " très surpris par l’information, tout en en prenant acte" et affirme d’ailleurs " Le marché a été attribué au mieux-disant et nous avons cherché à prendre toutes les garanties juridiques et financières pour que SFR respecte ses engagements, notamment en termes de délais et de réalisation des prestations.". Du côté de SFR, l’opérateur affirme "ne pas voir ce qui pourrait concerner l’entreprise", le porte parole de SFR a également expliqué que la réponse à l’appel d’offre avait été très encadrée et que celle-ci " a été en tout point conforme aux vingt-cinq autres appels d’offres auxquels nous avons participé ces deux dernières années ".

Source : Le Parisien