Fibre optique : à la demande du régulateur, Orange renonce pour l’instant à ouvrir son réseau aux opérateurs alternatifs

Fibre optique : à la demande du régulateur, Orange renonce pour l’instant à ouvrir son réseau aux opérateurs alternatifs

Pas annulé, mais repoussé. À la demande de l’Arcep, Orange a reporté le lancement de son offre de gros sur la fibre optique.

Orange s’apprêtait à lancer une offre de gros “bitstream” permettant aux autres opérateurs d’accéder à son réseau fibre optique pour proposer leurs propres offres. La présentation aurait dû avoir lieu le 22 juin, mais elle a été annulée à la dernière minute. Aucune nouvelle date n’a été fixée pour le moment.

Selon les informations de La Lettre A, “c’est l’Arcep qui est intervenue auprès d’Orange pour repousser ce lancement qui divise le secteur”. Le régulateur serait ainsi intervenu en urgence auprès de l’opérateur historique, alors qu’un rendez-vous aurait été organisé en avril avec les dirigeants d’Orange.

L’ancien président de l’Arcep, Sébastien Soriano, voulait déjà retarder le projet d’Orange, avec pour volonté de ne pas empêcher l’émergence de nouveaux acteurs sur un marché des télécoms entreprises, dominé par le duo Orange et SFR.

Si la concurrence s’est développée, notamment avec les opérateurs régionaux que sont Celeste, Eurofiber et Netalis, elle reste encore fragile, comme en atteste le placement en redressement judiciaire et le rachat par Altitude infrastructure de Kosc telecom sur lequel misait justement Sébastien Soriano pour l’émergence d’un troisième acteur.

Toujours selon La Lettre A, Orange “a incité plusieurs opérateurs alternatifs à écrire à ses services et à l’Arcep pour soutenir le lancement de cette offre”. Sauf que des divisions ne permettraient pas d’avoir un soutien unanime. Les divisions sont même perceptibles au sein de l’AOTA (Association des Opérateurs Télécoms Alternatifs). Ceux développant leurs propres infrastructures s’opposent au lancement, tandis que ceux ne disposant pas de leurs propres infrastructures l’attendent de pied ferme.

Source : La Lettre A