En cédant une partie de ses pylônes, Free souhaite “valoriser les importants investissements consentis depuis sept ans dans le mobile”

En cédant une partie de ses pylônes, Free souhaite “valoriser les importants investissements consentis depuis sept ans dans le mobile”

Free étudie actuellement la possibilité de céder 5700 sites mobiles via un partenariat industriel. Une tendance chez les opérateurs en quête de cash.

Free emboîte le pas à Bouygues et SFR. En marge de la présentation de ses chiffres annuels, Iliad a indiqué que "Free a entamé un processus de revue de ses actifs mobiles", en entrant en discussion avec plusieurs fonds d’investissement bien qu’aucune décision n’a encore été prise. De son côté TDF est en vente, l’espagnol Cellnex pourrait s’emparer de 60% de l’opérateur d’infrastructure, une opération lui ouvrant la voie à quelque 14 000 pylônes.

Aujourd’hui, force est de constater que les opérateurs, en quête de cash, n’hésitent plus à se séparer d’une partie de leurs actifs non-stratégiques en particulier de leurs infrastructures mobiles voire FTTH, soit pour se désendetter ou pour investir davantage. Dans l’hexagone, il s’agit également pour les telcos de remédier provisoirement à certaines difficultés dans un marché à quatre opérateurs et avec autant de réseaux.

Interrogé par Le Figaro sur sa volonté de trouver un accord avec un financier, Thomas Reynaud, directeur général d’Iliad a expliqué la semaine dernière : « Si nous cédions une partie de nos pylônes ce serait un moyen de valoriser les importants investissements que nous avons consentis depuis sept ans dans le mobile ». Aujourd’hui, Free réinvestit la quasi-totalité de la trésorerie qu’il dégage par l’activité, "voire plus, on s’endette. On donne tout ce que l’on a", a déclaré pour sa part récemment, maxime Lombardini président du conseil d’administration d’Iliad devant la commission des affaires économiques.

L’objectif d’une telle opération de cession de tours est ainsi de troquer un investissement contre des loyers, précise le quotidien. Et ce en touchant une forte somme d’argent avant de verser par la suite un loyer à celui qui a racheté la partie des actifs. Un montage financier intéressant à l’heure où le prix de vente des infrastructures sont élevés.