Antennes-relais : davantage de pouvoir pour les maires face à Orange, Free, Bouygues et SFR

Antennes-relais : davantage de pouvoir pour les maires face à Orange, Free, Bouygues et SFR

“Renforcer le pouvoir des maires dans le déploiement des antennes de téléphonie mobile”, tel est l’objectif d’un amendement adopté en commission des affaires économiques.

Ils déplorent régulièrement ne pas avoir leur mot à dire et être ainsi désarmés lors de conflits autour de l’installation des antennes-relais. Les maires reprennent en partie le pouvoir face aux opérateurs. Jimmy Pahun, député de la 2e circonscription du Morbihan, a en effet fait adopter un amendement présenté en commission des affaires économiques, lors de l’examen d’un projet de loi visant à réduire l’empreinte environnementale du numérique. Reste maintenant à faire valider l’amendement en commission du développement durable la semaine prochaine.

“L’amendement permet au maire d’enjoindre l’opérateur de justifier son choix de ne pas s’implanter sur un site ou un pylône existant”, explique Jimmy Pahun, qui a décidé de s’emparer du dossier suite à des conflits dans plusieurs communes de sa circonscription. Parmi elles : Landaul, avec la récente grève de la faim d’Eugène Riguidel. Et d’expliquer sa démarche : “L’obligation faite aux opérateurs de privilégier des solutions de partage n’est, en effet, pas assez respectée et cela génère une grande incompréhension dans les communes où plusieurs antennes sont installées à faible distance les unes des autres”.

Une situation qui ne facilite pas l’adhésion des riverains concernés et le déploiement nécessaire des réseaux pour une égalité face au numérique. “Or, pour résoudre la fracture numérique, il faut garantir l’acceptabilité sociale du déploiement de ces antennes et donc œuvrer à leur mutualisation”, insiste. Jimmy Pahun. Le député n’entend d’ailleurs pas s’arrêter là. Celui-ci promet en effet de continuer à porter des amendements “pour renforcer l’obligation de mutualisation et pour mieux dissimuler les antennes installées dans les espaces protégés”.

Sources : Ouest France et Le Télégramme