Patrick Drahi : « il n’y a aucune chance que je vende SFR »

Patrick Drahi :  «  il n’y a aucune chance que je vende SFR »

Patrick Drahi a mis les points sur les i.

A l’heure où l’Arcep ouvre la porte à un retour à trois opérateurs, les rumeurs vont bon train au sujet d’un éventuel rachat de SFR par Bouygues. Le mois dernier, Bloomberg a d’ailleurs relancé les spéculations en annonçant que Bouygues Telecom serait en discussions avec un partenaire et viserait la reprise de l’opérateur de Patrick Drahi. Ce qu’ont plus ou moins démenti les deux acteurs. Si Altice a dores et déjà annoncé qu’SFR était un actif essentiel du groupe, de son côté, la presse entend un autre son de cloche. Comme par exemple, La Lettre de l’Expansion, propriété de SFR Presse, qui a avancé en mars dernier selon ses informations que Patrick Drahi « serait allé informer à l’automne le plus haut niveau de l’exécutif français de son souhait de vendre SFR à Bouygues Telecom ». Et de signifier son souhait d’entrer au capital d’Orange. Il fallait donc faire taire les rumeurs pour le milliardaire d’après Bloomberg qui cette fois rapporte qu’Altice n’est pas disposé à vendre sa filiale française. Présent à Lisbonne au Portugal le 8 mai dernier, Patrick Drahi a déclaré dans ce sens : "Je ne suis pas vendeur de mes activités françaises. j’ai commencé mon activité en France et il n’y a aucune chance que je vende". Et d’ajouter que "pour acheter une telle entreprise, vous devez avoir beaucoup d’argent et nous sommes sûrs de n’avoir reçu aucune information, rien de personne, sauf les informations de presse".

En ce qui concerne la vente prévue par Altice de pylônes en France et au Portugal soit environ 13 000 sites, l’homme d’affaire a refusé de confirmer qui sont les soumissionnaires, mais a confié qu’il y avait plus de 10 acteurs intéressés par l’achat «partout dans le monde».