TF1 : “les esprits sont mûrs” au sujet de la création d’un Netflix à la française, avec M6, Orange et France Télévisions

TF1 : “les esprits sont mûrs” au sujet  de la création d’un Netflix à la française, avec M6, Orange et France Télévisions

 

L’arrivée d’un Netflix ou Hulu à la française se précise, avec plus d’un an de retard.

Prêt mais mis en suspens fin mars afin de continuer les discussions avec M6, TF1 ou encore Orange dans l’optique de la création d’une plateforme commune intégrable, le service SVOD de France télévisions pourrait prochainement voir son offre s’étoffer comme souhaité et être enfin commercialisée. C’est en tout cas en bonne voie d’après Ara Aprikian, directeur général des contenus de TF1 qui dans les colonnes de l’Obs a confié au sujet des pourparlers autour de la mise en oeuvre d’un Netflix à la française : « Les esprits semblent mûrs si l’on en croit les déclarations des différents partenaires hexagonaux, et je m’en réjouis. L’audiovisuel français doit faire sa mue pour s’adapter à la révolution numérique. » 

Le patron d’M6 Nicolas de Tavernost, s’est aussi dit favorable à la création d’une plateforme commune dans laquelle les contenus de ses chaînes ainsi que celles de France Télévisions et de TF1 feraient chambre commune au sein même du projet SVOD de France Télévisions. "Demain, nous pourrions envisager de regrouper MyTF1, France.tv et 6play, sous une même marque, un même portail", avait t-il confié dans les lignes du Figaro en février. A ses yeux, rassembler les portails respectifs de chacun de ces groupes serait non seulement bénéfique aux téléspectateurs mais permettrait également de gagner en visibilité face aux rivaux Netflix et Amazon Prime tout en faisant des économies via une mutualisation des investissements. L’objectif serait aussi d’engranger davantage de recettes publicitaires et de constituer « une meilleure force de frappe pour conquérir rapidement des parts de marché face aux Gafa ». Pour Ara Aprikian, nouvel homme fort de TF1, face à Netflix, « l’audiovisuel français doit se transformer et être capable d’investir de manière significative dans les contenus. Le renforcement de la télévision, contributeur décisif de la création ,devra être le principal enjeu de la future loi audiovisuelle. »

Source : l’Obs (version papier)