Standard & Poor’s abaisse la note d’Altice, le flux de trésorerie d’SFR ne devrait pas remonter avant 2 ou 3 ans

Standard & Poor’s abaisse la note d’Altice, le flux de trésorerie d’SFR ne devrait pas remonter avant 2 ou 3 ans

De B+ à B mais avec un placement en perspective stable. 

En janvier dernier, l’agence de notation a annoncé placer la note B+ d’Altice sous surveillance négative en se montrant septique quant à un redressement de SFR. Pire encore, Standard & Poor’s avançait même la possibilité de dégrader le note du groupe de Patrick Drahi si elle venait à anticiper « que les difficultés opérationnelles perdurent ou que la dette ajustée d‘Altice N.V. ne baissera pas en deçà de six fois son Ebitda ».

C’est à présent le cas, l’agence a annoncé hier « avoir abaissé la note de la dette à long terme du groupe de médias et télécoms Altice Europe, de "B+" à "B", la plaçant sous une perspective stable », rapporte l’AFP.

Cette abaissement vise également les filiales d’Altice dont SFR. Standard & Poor’s explique sa décision par le fait que l’opérateur au carré rouge « devrait générer un flux de trésorerie négatif d’environ 800 millions d’euros en 2018 alors que son niveau d’endettement atteint plus de 6 fois son excédent brut d’exploitation (Ebitda) ». Selon les analystes de l’agence, le flux de trésorerie de SFR ne devrait pas remonter avant deux ou trois ans compte tenu « des importants investissements sur les réseaux , les contenus médias onéreux et un niveau important de charge de la dette ». 

S&P a également abordé ce qui constituent pour elle, les raisons des difficultés rencontrées par SFR, à savoir la «multiplication des acquisitions, restructurations agressives, mauvaises décisions liées aux tarifs et aux contenus et d’un manque de supervision ». Enfin, un point positif est à mettre en exergue, le placement de SFR sous une perspective stable, l’agence l’explique par le fait que la direction a retrouvé un degré de contrôle opérationnel satisfaisant et mis en place des mesures qui devraient graduellement améliorer le fonctionnement" ainsi que l’idée que "la dette ne devrait pas dépasser 6 fois l’Ebitda en 2019 ».

 

Source : AFP