SFR justifie ses problèmes de réorganisation et de suppressions de postes par l’arrivée de Free Mobile… en 2012

SFR justifie ses problèmes de réorganisation et de suppressions de postes par l’arrivée de Free Mobile… en 2012

Depuis la reprise de SFR par Patrick Drahi, l’opérateur a perdu presque 2 millions d’abonnés, même si l’entreprise reste rentable. Les raisons de ces départs massifs sont bien sûr à aller chercher dans la hausse des forfaits ou encore les options imposées discrètement aux abonnés, mais également dans la mauvaise qualité de service rendu aux clients et qui est régulièrement pointée du doigt par toutes les études à ce sujet, comme celle de l’UFC Que Choisir et 60 millions de consommateurs.

Et si beaucoup de clients sont insatisfaits, c’est que tous les services de SFR ont été désorganisés par l’impressionnant plan de suppression de 5 000 emplois, soit 1/3 des effectifs. Le dernier rapport du cabinet d’audit Sextant, mandaté par le comité de groupe (qui rassemble les représentants du personnel des filiales du groupe SFR), qu’a pu consulter Les Jours s’interroge d’ailleurs « sur la réelle justification économique d’avoir engagé pareil plan social au vu des marges dégagées par l’opérateur (car les résultats ont beau être mauvais ou en baisse, et la dette d’Altice toujours aussi faramineuse, SFR continue de gagner de l’argent) ».

Pourtant, ces suppressions d’emplois et cette désorganisations des services, était nécessaire selon Alain Weill, qui l’a affirmé lors de la présentation des résultats, rapportent Les Jours. Et pour justifier cette position, le PDG de SFR assure qu’il est le dernier à avoir pu s’organiser suite à l’arrivée de Free Mobile. Justifier de l’arrivée de Free dans le mobile en 2012 pour expliquer cette situation est pour le moins étonnante. Même s’il est vrai que Patrick Drahi avait accepté de signer un accord de « garantie de l’emploi » qui l’a empêché durant trois années de licencier, SFR avait déjà bien dégraissé ses effectifs suite à l’arrivée de Free. Les Jours rappellent en effet, que « SFR avait déjà déclenché un plan de départs volontaires dès 2013, de plus d’un millier de salariés. »