Clin d’oeil : le jeune Xavier Niel, “espion” pour le compte de l’Etat français à seulement 18 ans

Clin d’oeil :  le jeune Xavier Niel, “espion” pour le compte de l’Etat français à seulement 18 ans

Ce dimanche 1er avril à 21h, Xavier Niel passera “Au tableau !” devant des enfants dans l’émission diffusée sur C8. Après un premier teaser laissant entrevoir le patron de Free expliquer la coupure du signal de TF1 aux kids, la chaîne canarde aujourd’hui un deuxième extrait de mise en bouche qui prête à sourire. 

La question est on ne peut plus directe et concerne cette fois le passé du trublion des télécoms : « C’est vrai que vous avez été espion ?» demande un petit garçon. Xavier Niel répond : «C’est une rumeur, à 18 ans, comme j’étais bon en piratage informatique, c’est-à-dire pour pirater les ordinateurs, j’ai aidé un certain nombre de services de renseignements en France, c’est ce que tu appelles espion, oui !»

 

 

Cette histoire est bel et bien réelle. Pour en connaître les détails, il faut se plonger dans « La voie du Pirate », la biographie de Xavier Niel sortie en 2016. Voici l’extrait :

 

À l’époque, les mobiles n’existent pas encore, mais
les plus aisés ou les personnalités peuvent équiper leur
voiture d’une grosse valise téléphonique. Leurs numéros
sont recensés dans une base de données évidemment
très confidentielle, que Xavier Niel parvient à pirater. Le
voilà en mesure d’appeler en direct 84 détenteurs de voitures
ministérielles ou présidentielles, dont le ministre
délégué à la Sécurité, Robert Pandraud, et le président
de la République, François Mitterrand, en personne !
Au journal de 13 heures d’Antenne 2, le présentateur
William Leymergie estime que « la sécurité du territoire
peut être mise en danger », rien que ça. Pour la première
fois, on peut apercevoir quelques secondes à l’écran la
silhouette du gaillard de 1,86 mètre, de dos. L’histoire
est aussi relatée dans les colonnes du quotidien Le Monde
en ces termes : « Le “pirate”, un informaticien âgé de
20 ans, M. Xavier Niel, a expliqué qu’il suffit d’un ordinateur
“à moins de 1 000 francs” et d’un peu de patience :
le temps d’essayer les multiples combinaisons qui sont
censées protéger l’accès au réseau Transpac des PTT. » 
L’article fait la fierté de son grand-père Paul.
 
En réalité, le jeune intrépide n’agit pas en solo : repéré
par la direction de la Surveillance du territoire comme un
crack des réseaux, il est suivi par un officier traitant, qui
se fait appeler « Toto ». Ce dernier lui a laissé entendre
qu’il aurait carte blanche pour pirater gentiment l’Élysée,
et éveiller de la sorte les consciences dans les hautes
sphères politiques. Après cette judicieuse médiatisation,
les services secrets auraient obtenu la rallonge budgétaire
espérée pour lutter contre les méchants pirates.