Supprimer Google des moteurs de recherche par défaut : un amendement perd les faveurs du gouvernement sur fond de lobbying

Supprimer Google des moteurs de recherche par défaut : un amendement perd les faveurs du gouvernement sur fond de lobbying

Un amendement au Règlement général sur la protection des données (RGPD) visant à supprimer Google des moteurs de recherche proposés par défaut de nos terminaux car trop gourmand en collecte de données personnelles a perdu le soutien du gouvernement. Certains élus soupçonnent un lobbying intensif de la firme de Moutain View. 

Tout fabricant ou distributeur de terminal, fixe ou mobile, permettant l’accès à des services de communication au public en ligne doit configurer par défaut ce terminal d’une manière qui n’incite pas l’utilisateur final à recourir, à des fins de recherches d’informations, à un service qui collecte et conserve tout ou partie des requêtes associées à des données personnelles de l’utilisateur.” Voilà en substance le sens de l’amendement dans sa version première. Afin que les constructeurs puissent remplacer Google par un autre moteur de recherche par défaut le texte précisait que “toute clause contractuelle ayant pour effet de contraindre les [fabricants ou distributeurs de terminaux fixes et mobiles] à configurer par défaut des points d’entrée de recherches d’informations est nulle lorsqu’elle conduit l’utilisateur final à recourir à un service qui collecte et conserve des données personnelles liées aux recherches effectuées.

Le gouvernement avait demandé aux députés de retirer cet amendement afin de le réécrire avec le concours du ministère de la Justice. Une nouvelle version, plus édulcorée, avait alors vue le jour. Finalement contre toute attente, le texte co-écrit par les députés et le ministère de la Justice n’aura pas non plus le soutien du gouvernement. Selon Carl Meeus, rédacteur en chef du Figaro, “certains élus soupçonnent des pression de Google à l’origine de ce recul”.

Pour rappel en France Google représente plus de 90% de part de marché, selon une source de Numerama, il y a eu un “gros lobbying de Google pour éviter que les usagers puissent faire facilement des recherches sans filer leurs données sur mobile”.