Report de l’appel d’offres sur les droits de la Ligue 1 afin de laisser le temps à SFR de se refaire une santé

Report de l’appel d’offres sur les droits de la Ligue 1 afin de laisser le temps à SFR de se refaire une santé

 

Pressenti pour être lancé avec un an d’avance soit au printemps 2018, l’appel d’offres sur les droits TV de la L1 (2020-2024) devrait être finalement repoussé à la saison prochaine. Les déboires de SFR n’y étant pas pour rien.

Animé par la volonté de faire monter les enchères jusqu’à un milliard d’euros notamment avec l’arrivée de SFR comme concurrent gourmand, lequel ayant chipé en mai dernier la Ligue des Champions et la Ligue Europa à Canal+ et BeIN, la LFP a décidé de repousser l’appel d’offres sur les droits TV de la Ligue 1, d’après l’Equipe. La récente déconfiture d’Altice (SFR) en Bourse en serait l’une des raisons majeures. Le groupe de Patrick Drahi prévoit de céder des actifs non-stratégiques courant 2018 afin d’éponger au maximum sa dette d’environ 50 milliards d’euros et ainsi améliorer ses finances. Sa participation aux enchères de la Ligue 1 est donc remise en question. Toutefois Alain Weil, patron de SFR, a indiqué en novembre dernier que l’opérateur au carré rouge jettera un oeil au dossier « en fonction de la date à laquelle sera annoncé l’appel d’offres » et qu’il ne « fallait pas se précipiter » pour le lancer.
 
A l’heure où l’intérêt premier de la LFP est d’obtenir les droits les plus chers, cette décision tombe sous le sens puisqu’SFR a sorti le chéquier pour la Ligue des Champions au printemps dernier, mettant sur la table 350 millions d’euros par an, soit plus d’un milliard d’euros pour les trois saisons (2018-2021). L’idée est donc de laisser du temps au groupe de Patrick Drahi pour se remettre sur les rails. Pour le président de l’Olympique Lyonnais Jean-Michel Aulas, c’est presque une évidence : « Les feux sont au vert pour que l’on diffère le lancement de l’appel d’offres sur la fin de l’année 2018. J’ai l’impression que la prise de conscience d’une certain nombre de difficultés au sein du paysage audiovisuel français, en particulier pour Altice (…) militent pour que l’on prenne le temps de réfléchir ».