Le coup de gueule du DG adjoint de Bouygues Telecom sur le coût des fréquences mobiles

Le coup de gueule du DG adjoint de Bouygues Telecom sur le coût des fréquences mobiles

Alors que Julien Denormandie, secrétaire d’Etat à la Cohésion des Territoires, s’est adressé aux opérateurs lors du 100ème congrès des maires en leur rappelant qu’aller plus vite dans le déploiement serait douloureux , Didier Casas, directeur adjoint de Bouygues Telecom, s’est plaint du montant de la redevance payée par ceux-ci en matière de fréquences.

« Nous n’y arriverons pas si nous ne nous faisons pas un peu mal. Et il faut que vous, opérateurs, ayez mal. Car investir plus, c’est mettre plus d’argent encore. Aller plus vite, c’est forcément douloureux », a martelé le secrétaire d’Etat au sujet de l’accélération voulu par le gouvernement sur le déploiement du Plan THD. Sur le mobile, l’Etat souhaite une meilleure couverture et surtout une meilleure perception sur le terrain. Afin de proposer une solution équilibrée, l’Arcep est actuellement en discussion avec Orange, Free, Bouygues et SFR, l’idée serait « de faire baisser certaines redevances sur les fréquences aujourd’hui payées par les opérateurs » en échange d’un gros effort sur les investissements pour une meilleure couverture mobile, à savoir la construction de milliers de sites notamment dans les zones isolées. Car pour le président du régulateur, il ne faut pas envoyer “des injonctions contradictoires au secteur”,  le gouvernement ne doit pas tomber dans une forme "d’addiction excessive aux enchères juteuses par souci budgétaire”. C’est d’ailleurs ce qui pose problème à Didier Casas, directeur général adjoint de Bouygues Telecom qui a manifesté son mécontentement à cet égard : « en matière de fréquences, l’Etat, dans ce pays, a fait le choix systématique, régulier, historique de maximiser le coût du spectre au détriment de l’aménagement du territoire. Les fréquences sont 3 fois plus chères en France qu’en Espagne. » En réponse à ce constat, Julien Denormandie a déclaré que “l’approche ne sera plus budgétaire, mais en fonction de ce qui est le mieux pour l’aménagement du territoire”. Le gouvernement renoncera t-il à quelques milliards de redevance sur les fréquences ? Lui seul décidera.