Une “note blanche” à l’Elysée considère qu’Orange se fait déborder par des concurrents plus audacieux en France

Une “note blanche” à l’Elysée considère qu’Orange se fait déborder par des concurrents plus audacieux en France

2018 sera une année importante pour Orange, la campagne pour la direction de l’opérateur battra son plein et le nom du futur PDG devrait être entériné le 4 mai. Stéphane Richard est, pour l’instant, seul candidat à sa succession, mais une note circule dans les couloirs de l’Élysée sur un changement de stratégie et de gouvernance pour l’opérateur historique.

Une note non signée circule à l’Élysée. Le Point nous révèle une partie de son contenu. Elle concerne le futur de l’opérateur historique (dont l’État détient 23% du capital qu’il est prêt à vendre par ailleurs) et préconise un changement de stratégie et de gouvernance. 

Selon cette note Orange a “privilégié une posture de repli” et “a quitté le top 10 des opérateurs mondiaux”. Le groupe est “aujourd’hui débordé même sur le territoire national par des concurrents plus audacieux”. 

Toujours selon cette note, il faudra mettre en place un nouveau plan d’investissements conséquents sur deux ans dans la recherche et les infrastructures pour revenir dans le jeu.

Même si la campagne n’a pas encore commencé et que Stéphane Richard qui s’est ouvertement déclaré candidat à sa propre succession pour un troisième mandat peut mettre en avant un bilan positif, entre la gestion de la nouvelle concurrence (Free), l’expansion du groupe en Afrique ou encore le lancement d’Orange Bank, on parle déjà de prétendants crédibles à sa succession

C’est le cas de Nicolas Dufourcq, le DG de Bpifrance qui vient de rejoindre l’opérateur télécom en tant qu’administrateur. Alexandre Bompard figure également parmi les candidatures plausibles, patron de la Fnac, lors de sa nomination au conseil d’administration d’Orange en décembre dernier il avait été présenté comme un postulant sérieux. En interne, Pierre Louette, directeur délégué du groupe et le directeur financier, Ramon Fernandez (Chevalier de la Légion d’Honneur), auraient tous deux aussi une carte à jouer.

 
source : Le Point