Qui pour reprendre la part de l’Etat dans le capital d’Orange ? L’Elysée aurait sondé Bouygues Telecom et Altice

Qui pour reprendre la part de l’Etat dans le capital d’Orange ? L’Elysée aurait sondé Bouygues Telecom et Altice

Simple coïncidence ou volonté de prendre la température ?

L’Etat se désengagera t-il totalement ou partiellement de l’opérateur historique dont il détient 23% du capital ? Si cette question reste pour l’heure en suspens même si la seconde hypothèse est la plus probable, ce dernier rechercherait un acheteur crédible prêt à investir 8 milliards d’euros dans Orange. Selon Les Echos, l’Elysée aurait d’ailleurs sondé en catimini, Altice, Bouygues Telecom et Vivendi. Si l’exécutif affirme recevoir régulièrement des PDG de grandes entreprises afin de «discuter des secteurs économiques » dans lesquels ils officient, pour un proche du pouvoir ces entretiens sont tout sauf une coïncidence : « Quand on sonde à ce niveau , c’est que l’on est un peu plus qu’en mode exploratoire » confie t-il avant d’ajouter que « l’Etat est probablement prêt à vendre sa part , mais il ne trouve pas encore le bon acheteur , ni le bon schéma.»

Le quotidien a d’ailleurs dressé quelques cas de figure. Ainsi, une cession des parts à Bouygues Telecom ou Altice relancerait dans tous les cas la consolidation du marché des télécoms. Si Altice venait à faire son entrée au capital de l’opérateur historique, le groupe de Patrick Drahi serait alors dans l’obligation de revendre SFR, concurrence oblige, Bouygues Telecom pourrait alors se positionner.

Questionné il y a quelques mois sur un éventuel lien de cause à effet entre un retrait de l’Etat du capital d’Orange et la relance d’un schéma de consolidation du marché des télécoms, Stéphane Richard, ne voit « rien de mécanique» et estime que « si l’Etat décidait de se retirer, il fera une opération de marché et est-ce que cela redonnera des idées à certains ? Peut être ». D’après les Echos, alors que les opérateurs doivent accélérer le rythme sur le déploiement de la 4G et de la Fibre et que l’Arcep ne cesse de répéter qu’une consolidation du secteur n’a plus de sens aujourd’hui, «il est fort à parier que l’Etat ne cède qu’ une partie du capital d’Orange, 2%, 3% ou 4 % ?».