Retour à trois opérateurs : pour le DG adjoint d’Orange, il suffit d’attendre

Retour à trois opérateurs : pour le DG adjoint d’Orange, il suffit d’attendre

Ramon Fernandez, DG adjoint et directeur financier d’Orange.

 

Qui trop se hâte reste en chemin.

Déclarations et démentis se succèdent tous azimuts récemment, les principaux concernés s’observent. Même si Stéphane Richard a fait un pas en avant lors de la présentation des résultats 2016 d’Orange, affirmant que « la consolidation a toujours du sens et je ne suis pas le seul à le penser. Les mêmes raisons qui la justifiaient par le passé existent toujours ». Martin Bouygues est quant à lui plus nuancé, assurant qu’il « n’y avait pas de discussions en cours » et qu’il n’est pas « d’un tempérament très mondain. J’ai croisé Stéphane Richard, toujours avec plaisir, deux ou trois fois. J’ai aussi rencontré Patrick Drahi deux ou trois fois dans ma vie. Xavier Niel, je l’ai vu deux fois dans ma vie. Donc voilà, je vous rappelle que nos perspectives, c’est nos clients, nos collaborateurs et nos actionnaires. Et ce dans ce sens-là. » Du côté de chez SFR, c’est Patrick Drahi qui serait à l’initiative d’éventuelles négociations en vue de la consolidation du secteur des télécoms d’après La Lettre de L’Expansion. Alors que Free reste pour l’heure muet. Inutile dès lors de spéculer même si la question d’un passage à trois opérateurs se pose de plus en plus, un an après l’échec de rachat de Bouygues Télécom par Orange. 

A ce propos, il semblerait que le directeur général adjoint et directeur financier d’Orange, Ramon Fernandez, ait la réponse à cette question  : la patience, comme il l’a rappelé à La Tribune lors d’une escale au Mobile World Congress de Barcelone. A ses yeux, la consolidation « se pose à peu près dans les mêmes termes qu’ avant. La France est l’un des rares derniers marchés à quatre acteurs en Europe. Il y a pas de raisons fondamentales à ce que on reste dans cette situation. A terme , il nous paraît – et je crois que c’est un sentiment assez partagé par tous – que c’ est un marché qui se consolidera. Encore faut-il que les conditions soient réunies . Ce qui n’ est pas encore le cas aujourd’hui", avant de conclure : « il nous suffit d’attendre. »