TF1 mise en demeure par le CSA pour la promotion croisée de sa chaîne d’info LCI

TF1 mise en demeure par le CSA pour la promotion croisée de sa chaîne d’info LCI

Le CSA a mis en demeure TF1, comme l’annonce un communiqué de mercredi, de ne plus faire la promotion de LCI sur les autres chaînes du groupe, comme c’est inscrit dans sa convention. 

En effet, l’interdiction de la promotion croisée figure dans la convention du 8 octobre 2001, conclue entre le CSA et TF1 (avenant du 17 février 2016). Si TF1 ne se conforme pas à cette interdiction dans les plus brefs délais, la société pourrait faire l’objet d’une procédure de sanctions. 
 
Afin de pouvoir rendre disponible LCI gratuitement, TF1 a accepté quelques contraintes qui lui ont été imposées par le CSA et l’Autorité de la concurrence, afin de ne pas déséquilibrer le marché publicitaire. 
 
TF1 ne peut donc pas faire de publicité pour LCI sur la chaîne de TF1, au moins pendant deux ans. Cependant, le PDG de TF1, Gilles Pélisson, avait saisi le CSA pour lui demander de modifier ce point. 


"Ne diffuser sur TF1 aucun spot publicitaire destiné à promouvoir les programmes de LCI"
 
Par ailleurs, la chaîne TF1 s’était engagée dans un courrier du 26 novembre 2015 "à ne procéder à aucune promotion croisée des programmes de la chaîne LCI sur la chaîne TF1" et "à ne diffuser sur la chaîne TF1 aucun spot publicitaire destiné à promouvoir les programmes de la chaîne LCI". Ces dispositions ont ensuite fait l’objet d’un avenant le 19 février 2016 à la convention du 8 octobre 2001 entre le CSA et TF1, pour inscrire ces engagements dans l’article 36 speties de la convention. 
 
TF1 a notamment, ces derniers jours, annoncé des invités des émissions de LCI et informé les téléspectateurs de l’information en continu sur LCI, que ce soit de vive voix ou par un bandeau d’information. 
 
TF1 sera donc informée de cette décision, qui sera ensuite publiée au Journal officiel de la République française. La chaîne devra donc désormais se conformer aux stipulations de l’article 36 septies de la convention du 8 octobre 2001.