Angélique Gérard, lauréate du trophée de la femme du numérique 2016 : “Pour que ça marche, je parle d’enchantement des freenautes”

Angélique Gérard, lauréate du trophée de la femme du numérique 2016 : “Pour que ça marche, je parle d’enchantement des freenautes”

Angélique Gérard, directrice de la relation abonnés d’Iliad, était l’une des prétendantes au prix des femmes du numérique pour les trophées des femmes de l’industrie 2016.

En ce 20 septembre, les résultats sont tombés. C’est bien cette femme qui dirige près de 6.500 personnes et qui préside neuf filiales du groupe qui a remporté le trophée. 

Avant cette soirée, l’Usine digitale avait retracé le parcours d’Angélique Gérard dans ses lignes. Entrée dans l’entreprise avec un DUT techniques de commercialisation, elle sera ensuite diplômée de l’Insead, puis formée comme dirigeante à HEC. Elle débute sa carrière en 2000, alors même que Free ne comptait que 15 employés. 

À 24 ans, elle prend en main un petit local et le carnet de chèque de l’entreprise pour créer une plateforme européenne du renseignement téléphonique. Six mois passent et elle atteint son objectif en ayant travaillé seule chaque jour et chaque heure. 

Une relation avec les abonnés plus humaine

Cependant elle se rend compte que la publicité ne suit pas et que le projet ne décolle pas. Par conséquent, elle présente sa démission. La direction d’Iliad lui lance alors un nouveau défi. Reprendre la hotline qui est, à ce moment, en déroute.

Pour pouvoir lancer Free Mobile, Angélique Gérard bâtit alors en cinq mois une organisation de 1.500 personnes qui doit gérer l’arrivée de 3 millions d’abonnés en 3 mois. 

Désormais, elle est responsable des outils de l’environnement juridique et des modes opératoires utilisés pour le déploiement du réseau de boutiques. Elle se charge également de la transition de Free, pour passer d’un modèle digital à une relation avec les abonnés plus humaine. 

"Pour que ça marche, je parle d’enchantement des freenautes, mais aussi des salariés. Après avoir géré une forte croissance sur plusieurs années, il est temps de les remotiver avec un travail de fond." 

Elle met aussi en avant le leadership partagé, puisqu’elle est présente dans l’open space et sur le réseau social interne. "J’ai voulu que ce soit ouvert. Quand il y a un problème, autant qu’on le sache ! Ça change la relation au travail", commente cette adepte du lâcher prise… et du contrôle.