Un rachat de Bouygues par Free aurait été plus pertinent selon un conseiller de François Hollande

Un rachat de Bouygues par Free aurait été plus pertinent selon un conseiller de François Hollande
 
Le mariage entre Orange et Bouygues Télécom n’en finit plus de faire parler de lui. L’hebdomadaire Le Canard enchaîné a révélé, aujourd’hui, les coulisses et murmures au sommet de l’État concernant ce rachat potentiel. Les grands acteurs des télécoms sont d’accord sur un passage de quatre à trois opérateurs sur le marché du mobile mais certaines sources au sein de l’État ou chez Orange affirment qu’un mariage du leader français avec le troisième opérateur national serait pure folie :
 
« Au lieu de perdre des mois à négocier avec l’Autorité de la concurrence, Orange ferait mieux de songer à se développer, comme ses grands concurrents Deutsche Telekom ou Telefonica » affirme un expert des télécoms.
 
En juin, Martin Bouygues a refusé un chèque de 10 milliards d’euros pour le rachat de Bouygues Télécom. Une décision que le patron du groupe Bouygues regrette peut-être : selon les spécialistes, la valeur actuelle de Bouygues Télécom est de 5 à 6 milliards d’euros.
 
« Le plus pertinent aurait été que Niel rachète Bouygues Télécom » affirme un conseiller de François Hollande. « Mais cela n’a pas été possible », car les deux hommes se haïssent mutuellement.
 
Mais Martin Bouygues pourrait ne pas en rester là et c’est ce qui inquiète l’APE, (l’agence des participations de l’état) et la BPI (Banque Publique d’investissement), toutes deux chargées des intérêts de l’état. Les deux organismes évoquent la possibilité que Martin Bouygues utilise l’argent obtenu à l’issue de l’opération (entre 2 et 3 milliards d’euros) afin d’acquérir des actions Orange et mener ainsi une opération de prise de contrôle rampant.