Le rachat de Cablevision par Patrick Drahi ne convainc pas les investisseurs et la ville de New-York

Le rachat de Cablevision par Patrick Drahi ne convainc pas les investisseurs et la ville de New-York
 
 
Après avoir récemment obtenu le feu vert de la FCC (Federal Communications Commission) dans son rachat de Suddenlink, quatrième câblo-opérateur américain, il semblerait que le groupe de Patrick Drahi rencontre des difficultés inattendues en vue d’une autre acquisition, celle de Cablevision. Depuis qu’Altice a annoncé le rachat de l’entreprise américaine en septembre, l’action Cablevision est tombée 9% en dessous du prix de 34,90 dollars offert par Altice, ce qui reflète les inquiétudes des investisseurs sur les chances de succès de l’opération :
 
« L’écart s’est creusé en grande partie parce que les gens redoutent que ni la ville ni l’État de New-York ne jugent l’opération dans l’intérêt du public, ou qu’ils demandent tellement de contreparties qu’elle ne sera plus intéressante pour Altice » explique Craig Moffett, analyste chez MoffettNathanson.
 
Étant donné que les 3,1 millions de clients de Cablevision résident en majorité dans l’agglomération de New-York, la municipalité se demande si Altice aura la capacité de digérer une telle acquisition sans rogner sur le service apporté aux clients et sur la mise à jour des infrastructures, a déclaré Maya Wiley, principale conseillère juridique du maire de New-York. Puis elle poursuit en affirmant que : « Nous n’hésiterions pas à désapprouver une transaction » si ce rachat venait à avoir des répercussions en terme d’emplois.