Le président du CSA affirme que “BFMTV a les moyens d’assurer sa fiabilité économique et éditoriale, sans compression d’effectifs”

Le président du CSA affirme que “BFMTV a les moyens d’assurer sa fiabilité économique et éditoriale, sans compression d’effectifs”
 

 
C’était dans l’émission C à vous hier soir, sur France 5, que le président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, s’est exprimé au sujet du passage en gratuit de la chaîne d’informations en continu LCI. Il considère que la chaîne du groupe TF1 était "quasiment dans une situation de cessation d’activité, car plus aucun distributeur n’acceptait de la diffuser".
 
Le CSA avait pourtant refusé, l’année dernière, le passage en clair de LCI et Olivier Shrameck explique que ce revirement de situation est dû au changement de l’offre proposé par la future chaîne gratuite : "La première demande ressemblait très fortement à la formule éditoriale de BFMTV. Celle-ci (Ndlr : la deuxième demande, acceptée cette fois par le CSA) est tout à fait différente quant à ses thématiques et dans ses contextualisations". Le président du Conseil affirme également que "des engagements ont été pris pour que l’on évite les promotions croisés, les offres couplées" avec TF1. "C’est extrêmement important" a-t-il ajouté.
 
Olivier Shrameck a évoqué le sujet de BFMTV en affirmant que "maintenant que la chaîne est adossée à un groupe puissant (Ndlr : le groupe Altice, de Patrick Drahi)", toutes les chaînes d’informations étaient "maintenant à armes égales". Quant aux menaces brandies par BFMTV de licencier des journalistes, le président du CSA affirme que l’instance "ne délibère pas sous la menace" et de rajouter que "BFMTV à les moyens d’assurer sa fiabilité économique et éditoriale, sans compression d’effectifs". Cette dernière a cependant confirmé son intention de déposer un recours devant le Conseil d’Etat.
 
Le président de l’instance avoue également que Paris Première ne passera pas sur la TNT en gratuit, car la chaîne "n’était pas en situation de disparition économique" et que "sa situation sur la TNT payante n’est pas déterminante pour son avenir".
 
Concernant l’apparition d’une potentielle quatrième chaîne d’informations de la part de France Télévisions, Olivier Shrameck est resté très évasif sur le sujet mais précise tout de même que ce n’est pas une information qui a été déterminante dans le passage en gratuit de LCI.