La fibre de Free débarque dans les zones moins denses, avec un nouveau convertisseur optique pouvant atteindre 10 Gb/s

La fibre de Free débarque dans les zones moins denses, avec un nouveau convertisseur optique pouvant atteindre 10 Gb/s

Dans les zones moins denses, Free intensifie les raccordements verticaux et les migrations d’abonnés éligibles au sein de cette zone. En ZMD, la mise en commun des moyens permet de déployer un réseau unique et mutualisé entre les répartiteurs optiques et les abonnés, et de desservir ainsi une population plus large.

En dehors des Zones Très Denses, en août 2012, le Groupe Iliad, maison-mère de Free, a été le premier à souscrire à l’offre d’Orange d’accès aux lignes FTTH déployées par l’opérateur historique en s’engageant à cofinancer certaines des agglomérations proposées. Cette offre permet à chaque opérateur d’acquérir et donc de cofinancer le déploiement à hauteur de la part de marché locale souhaitée.

L’engagement de cofinancement du Groupe Iliad portait sur plus de 4,5 millions de logements en dehors des Zones Très Denses, qui seront déployés d’ici 2020. Iliad souhaite accompagner le cas échéant l’opérateur historique lors de futurs déploiements. Le schéma de cofinancement retenu permet à Free de n’investir qu’à hauteur des lignes nécessaires pour servir ses abonnés à la différence des zones très denses où chaque opérateur déploie un réseau jusqu’aux immeubles et pour la totalité des lignes. Une offre de collecte complète le dispositif. 

Cet accord s’appuie sur l’offre de cofinancement de France Télécom-Orange. L’offre, accessible à tous les opérateurs, prévoit des décaissements progressifs, suivant le déploiement effectif du réseau.

Au 30 juin 2015, Free disposait officiellement d’une couverture de 700 000 prises raccordables sur cette zone, où les premiers abonnés commencent à être raccordés. C’est justement le cas de Cyberjuls, un abonné à Castelnau-le-lez, près de Montpellier.

Ce dernier explique sur les forums de lafibre.info que l’installation s’est déroulée, « nickel, les gars ont percé 2 murs béton et passage en Fx plaf pour aller au local ». Ils ont ensuite installé « la prise dans la goulotte. Total un peu plus d’une heure. Internet disponible tout de suite, la téléphonie indisponible pendant 1 heure puis en redémarrant la box, c’est revenu ».

Résultat, une connexion internet « 100 fois plus rapide » à 400 Mb/s (contre 4 Mb/s auparavant en ADSL). Il précise que « l’upload est incomparable ». Le ping (temps de réponse) est également meilleur avec 14 ms. « Je ne suis pas le premier, cela fait un bon mois que des opérations similaires ont lieu visiblement. Le fameux boitier est un peu chaud par contre ».

Ce fameux boitier est le nouveau convertisseur optique, distribué dans les zones moins denses, que nous vous présentions ici. Pour rappel, ce dernier a été dévoilé sur le site de l’assistance, avant d’être retiré. Fort heureusement, Univers Freebox a récupéré l’ensemble des informations le concernant.

Pour Free, le point à point, c’est déjà dépassé !

Visiblement, Free agit en sous-marin. Plusieurs abonnés auraient déjà reçu le nouveau convertisseur et certains d’entre eux ont été raccordés. Selon les spécificités, le module (RTXM166-401) est compatible SFP+. Il permet un débit descendant théorique atteignant 10 Gbs/s et un débit montant théorique jusqu’à 1.2 Gb/s.

Grand adepte de l’innovation, Free était le premier opérateur à proposer des débits pouvant atteindre 1 Gb/s en FTTH. L’opérateur pourrait encore être le premier à proposer des débits atteignant plus de 1 Gb/s en débit descendant et jusqu’à 1 Gb/s en débit montant dans les zones moins denses.

Dans les Zones Très Denses :

Dans les Zones Très Denses, au 30 juin 2015, le Groupe détenait 230 sites (NRO) représentant un potentiel de couverture d’environ 3,4 millions de prises. Au cours du premier semestre 2015, le Groupe a notamment intensifié les raccordements verticaux et les migrations d’abonnés éligibles. Vous pouvez découvrir la liste des 106 communes des zones très denses, ici (Bordeaux, Lille, Marseille, Nice, Paris, Orléans, etc…).

Dans ces zones, l’opérateur a par ailleurs créé la surprise lors du déploiement de la mise à jour 3.2.0 le 30 novembre dernier. Cette dernière améliore les débits en mode routeur, aussi bien en IPv4 qu’en IPv6, maintenant équivalents à ceux du mode bridge (soit 1Gb/s en débit descendant et 200 Mb/s en débit montant).

Début 2015, Free franchissait enfin le cap des 100 000 abonnés FTTH. Mais s’il a mis un peu plus de 8 ans pour arriver à ce chiffre. Depuis la cadence s’est améliorée et l’opérateur a raccordé près de 65 000 nouveaux abonnés FTTH depuis le début cette année.

La cadence mensuelle augmente également. L’année dernière et en début d’année, Free raccordait en FTTH environ 4000 abonnés par mois. Ce chiffre a progressivement augmenté pour arriver à plus de 9000 abonnés par mois en octobre et en novembre, et près de 9 386 pour le mois de novembre. 

Un chiffre qui devrait encore augmenter avec les raccordements des abonnés dans les zones cofinancées avec Orange.

Il est semble donc évident que la future Freebox sera compatible SFP+. 

Free semble en tous cas vouloir révolutionner le monde des box avec cette Freebox V7, comme cela avait été le cas avec la Freebox Révolution. La sortie de la Freebox V7 est programmée entre février et juin 2016, nous a-t-on précisé lors de la dernière convention annuelle de la communauté Free. A suivre !