Rachat de Bouygues Telecom : Manuel Valls pose cinq conditions

Rachat de Bouygues Telecom : Manuel Valls pose cinq conditions

« Toute opération qui ne répondrait pas à ces enjeux majeurs ne peut pas avoir le soutien du gouvernement ». Après Emmanuel Macron, qui se montrait plutôt opposé au rachat de Bouygues Télécom par SFR-Numéricable, avant de se montrer plus ouvert, c’est au tour de Manuel Valls. Le premier Ministre a posé plusieurs conditions au rapprochement entre opérateurs. Il a ainsi évoqué l’emploi, l’innovation, la qualité de service, l’investissement, et bien évidemment, la vente de fréquences.

« Nos priorités pour le secteur des télécoms sont claires : c’est l’emploi, qui doit être préservé et développé ; l’investissement (…) parce qu’il faut couvrir tout le territoire avec le déploiement de la fibre, la 3G sur tout le territoire d’ici la fin 2016 ; la vente des fréquences pour développer la 4G ; l’innovation parce qu’il faut investir dans l’avenir et évidemment la qualité de service pour le consommateur. (…) Nous ne pouvons pas favoriser des opérations qui se solderaient par du chômage et par la perte de qualité dans le domaine des opérateurs télécoms » a précisé le premier ministre, d’après Challenges.

Pour rappel, le Groupe Bouygues a reçu du groupe Altice une offre non sollicitée d’entrée en négociations pour la cession de Bouygues Telecom. Le conseil d’administration de Bouygues se réunira ce mardi 23 juin pour examiner l’offre d’Altice (10 milliards d’euros pour racheter la totalité de Bouygues Télécom).

En cas de rachat de la branche Télécom de Bouygues, Free pourrait récupérer des fréquences, des antennes et des boutiques Bouygues. Dans la foulée, le groupe Iliad, maison-mère de Free et Free Mobile a annoncé être entré en négociations exclusives avec Numericable-SFR pour l’achat d’un portefeuille d’actifs dans le cadre de l’offre remise par Altice en vue de l’acquisition de Bouygues Telecom par Numericable-SFR.

Il faut maintenant attendre ce soir pour connaitre la position du gouvernement, et surtout la réponse du Conseil d’administration du groupe Bouygues.