Enquêtes ARCEP : les équipes réseau de SFR “vivent ces résultats comme une humiliation”

Enquêtes ARCEP : les équipes réseau de SFR “vivent ces résultats comme une humiliation”

Retoqué par l’ARCEP, le pourcentage de couverture de la population chez SFR est passé de 40 % à 30 %. Selon le syndicat CFDT chez l’opérateur, les équipes SFR ont pris un deuxième coup sur la tête en l’espace de quelques semaines.

La CFDT estime désormais que "SFR n’est plus le challenger d’Orange sur la qualité" et que pour la première fois "SFR est maintenant bon dernier sur le podium." Du côté de la couverture du territoire, il faut dire que SFR, comme Free, est bien loin de ses concurrents avec seulement 1,7 % du territoire couvert contre 18% et 22% pour Orange et Bouygues. Quant à la qualité de service, alors qu’il titillait Orange en 2008 et 2009, il ne justifie désormais que de 38 critères au dessus de la moyenne contre 213 pour son rival.
 
le syndicat parle désormais de "dégringolade depuis 5 ans". Un retard pris sur ces concurrents que vivent très mal les salariés de l’opérateur. Les représentants des salariés ne mâchent pas leurs mots : "les équipes réseaux sont mal à l’aise après avoir vendu à leurs collègues que SFR est le réseau n°1, un réseau « premium » Vis-à-vis de l’extérieur, les équipes réseaux ont carrément honte et vivent ces résultats comme une humiliation".
 
Il met très clairement en cause la stratégie mis en place par la direction suite à l’arrivée de Free Mobile : "on nous avait dit qu’il fallait arrêter de faire la sur-qualité, maintenant SFR fait de la sous-qualité." Il évoque également "un problème de répartition des emplois : on a deshabillé les régions" et un accord de mutualisation des réseaux avec Bouygues "qui patine depuis son lancement." Il est également question de travaux de modernisation des réseaux "à la mode BTP" qui "se voient et gènent les clients".
 
Le moral n’est donc pas au beau fixe du côté des salariés SFR qui estiment déjà que l’insatisfaction des clients "augmente partout ou presque" bien qu’il n’y ait "pas d’hémorragie non plus." 
 
Source : La Tribune