Whatsapp : “Je ne veux pas dévenir opérateur” affirme Zuckerberg

Quelques jours après avoir racheté l’application WhatsApp qui permet d’envoyer des SMS et prochainement, des appels "gratuitement" (via une connexion internet et donc un usage Wifi ou de Data Mobile), Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, a lancé une opération séduction auprès des opérateurs.
 
Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il a mis les petits plats dans les grands à l’occasion du Mobile World Congress de Barcelone. Le dîner est, entre autre, cuisiné par le chef du meilleur restaurant du monde pour un repas plus que 5 étoiles.
 
Parmi les convives on retrouve de grands noms d’operateurs à travers le monde, Ooredoo opérateur au Maghreb, Etilasat opérateurs des émirats, Singtel, America Movil et deux géants des télécoms en Europe, Vodafone et Stéphane Richard, PDG d’Orange. Selon Challenge , pas moins de 2 milliards d’abonnés sont représentés dans ce diner.
 
L’objectif de Zuckerberg est clair : non seulement rassurer les opérateurs mais également les convaincre de participer à son initiative : Internet.org, connecter les 2/3 de la planète qui n’a pas encore accès à Internet : 
 
"Il nous faut prouver aux personnes qui n’ont pas beaucoup d’argent, dans les pays émergents, qu’il est rationnel pour elles d’en dépenser une partie dans la téléphonie mobile".
 
Il veut donc s’appuyer sur ces opérateurs et chaque acteur lié au World Wide Web, du fabricant de puces Qualcomm, aux opérateurs en passant par les fournisseurs de contenus.
 
Mais pour cela il lui faut convaincre ses interlocuteurs qu’avec WhatsApp, il ne va pas empiéter sur leur territoire. Mark Zuckerberg, du haut de ses 30 ans ne se démonte pas : 
 
"Je ne veux pas devenir opérateur !" Plus encore, il s’est inquiété de la situation des télécoms et de l’absence de montée des prix avec l’explosion des usages. Une attitude curieuse et presque empathique qui a visiblement porté ses fruits.
 
Pour Stéphane Richard, l’opération séduction est réussie : "quand je repense à une rencontre semblable avec Eric Schmidt de Google, il y a quatre ans, cela n’a rien à voir." A l’époque, le géant d’Internet avait eu un discours quelque peu méprisant vis à vis des opérateurs.
 
Source : Challenge