Exclusif: l’ARCEP explique les raisons du recadrage de Free

Exclusif: l’ARCEP explique les raisons du recadrage de Free

Quelques jours après le recadrage officiel de Free par l’ARCEP, le régulateur des télécoms réagit sur Univers Freebox et nous dévoile les raisons de ce recadrage :

Si le régulateur des télécoms est monté au créneau, c’est que l’opérateur "a franchi la ligne rouge". En effet l’opérateur avait déjà publié la semaine dernière une annonce de ces débits VDSL2 et Fibre sur son site, jugées par l’ARCEP, comme une "surenchère des débits". Le régulateur avait alors enjoint Free à retirer ses publications concernant les débits VDSL2 et Fibre au motif que cette "surenchère médiatique déloyale" était un "mauvais signal donné au marché des télécoms." 

Trois jours plus tard, ces publications réapparaissant sans modification via un communiqué officiel autour de ses débits VDSL2 (100Mbits) et Fibre (1 Gbits), l’ARCEP a donc considéré qu’il s’agissait de provocation et a donc décidé de réagir.

Si Maxime Lombardini, avait alors répondu que les opérateurs 4G usent des mêmes annonces "purement théoriques", l’ARCEP se défend des commenter des annonces de débits qui sont surtout "de la responsabilité de la DGCCRF" (Direction générale de la Consommation, de la Concurrence et la Répression des Fraudes). L’ARCEP se défend ainsi "de vouloir faire la leçon aux opérateurs à chaque nouvelle publicité."

Dans un article précédent, nous avions relevé les débits envoyés par les Freenautes et qu’à moins de 250 m, il était possible d’obtenir ces 100 Mbits réels en VDSL2, quand l’ARCEP estimait qu’il était difficile d’obtenir un débit supérieur à 80 Mbits, même en étant proche de NRA.

Devant les résultats obtenus et publiés sur Univers Freebox, l’ARCEP concède "que dans un ou deux cas, extrêmement proche du NRA et dans des circonstances très particulières, on peut approcher ces conditions dites de laboratoire" mais elle réaffirme que ce Gbits débit annoncé pour la fibre de Free, ne peut pas être encaissé sur la toile notamment pour des histoires d’interconnexions sur des sites comme Youtube.

Un arrêté est, d’ores et déjà sur les tablettes des ministres, pour réguler la communication sur les débits dans les publicités sur les offres d’accès à Internet. L’ARCEP participera aux discussions ayant trait à cet arrêté et rendra prochainement un avis officiel à ce sujet.