Olivier Schrameck (CSA) : Oui a un rapprochement avec l’ ARCEP, non à une fusion

Auditionné par les parlementaires dans le cadre de sa future nomination à la tête du CSA, Olivier Schrameck a du se positionner sur tous les dossiers en cours, notamment la possibilité de fusion entre CSA et ARCEP.

Pour Olivier Schrameck "mieux vaut une coopération qu’une fusion, car tout changement structurel profond entraine un coût parfois inattendu et une lourdeur souvent inévitable."

 

Pour autant, il estime que "la coopération entre le CSA et l’ARCEP à vocation de se renforcer grandement, car à l’heure de la télévision connectée, le téléspectateur devient un internaute. Aussi il faut approfondir la co-régulation"

Le futur président du CSA estime qu’un rapprochement avec la Commission Nationale Informatique et Libertés (CNIL) est à également à envisager.

 

Olivier Schrameck a par ailleurs dévoilé des premières pistes de feuilles de route, soulignant "l’importance des télévisions locales pour la vie démocratique" et la nécessité de garantir "leur indépendance par rapport au pouvoir politique."

 

Il compte également réévaluer le spectres des fréquences de télévision : "Il n’est pas bon que l’audience de la télévision se fragmente trop, autant pour des questions économiques que de cohérence nationale."

 

Dans la lignée de son prédécesseur Michel Boyon, le futur président espère modifier la loi audiovisuelle notamment de "donner la possibilité de ne pas lancer ou de différer le lancement d’appel à candidatures pour des motifs économiques ou techniques" . Il s’est par contre montré favorable à l’implantation de la Radio Numérique Terrestre, dont le déploiement est sans cesse repoussé, mais uniquement dans les zones les moins bien desservies par les radios analogiques.

Source : Le Figaro