Investissements 3G : Free dit dépenser « moins que ses concurrents en s’y prenant mieux »

Investissements 3G : Free dit dépenser « moins que ses concurrents en s’y prenant mieux »
 
Si aucune annonce officielle n’est sortie hier de la réunion entre Arnaud Montebourg et les opérateurs Télécom, La Tribune rapporte quelques uns des débats qui ont lieu durant cette rencontre. C’est ainsi que la majorité des discussions ont tourné autour du retour de la hotline payante et de la suppression de la mesure de la loi Châtel permettant à un abonné engagé 24 mois de quitter son opérateur au bout d’un an en payant 25% des mois restants. Un des opérateurs explique qu’une « hotline de qualité, en France, c’est une ligne de coûts importante, de l’ordre de 2 euros par abonné et par mois ». Ce serait plutôt de l’ordre de 1 euro par mois par abonné, selon une estimation récente des analystes d’Oddo, précise La Tribune.
 
« En clair, c’est la suppression de la loi Châtel contre des avancées sur l’emploi » a résumé un des cadres d’opérateur quelques heures après la réunion. C’est donc clairement le consommateur qui sera lésé au profit des opérateurs qui font du chantage à l’emploi. Et il n’est même pas certains que ces derniers reviennent sur les suppressions de postes annoncées. Un acteur du secteur estime en effet que « ce n’est pas en supprimant certaines aberrations de la loi Châtel que l’on change l’équation économique de Bouygues Telecom, qui affirme qu’il perd de l’argent désormais, qu’il est en cash flow négatif. »
 
Au delà de la loi Châtel, c’est également Free Mobile qui a été mis en accusation durant la réunion. Un participant a rapporté que « Martin Bouygues a essayé de pousser sa thèse sur le contrat d’itinérance [conclu entre Orange et Free], demandant aux pouvoirs publics d’intervenir pour qu’il ne soit pas prolongé, mais c’est un contrat de droit privé sur lequel le gouvernement ne peut intervenir ». Accusé de ne pas assez investir dans son réseau 3G, Free Mobile s’est également défendu en expliquant qu’il dépensait « moins que ses concurrents en s’y prenant mieux. »
 
Source : La Tribune