Plans sociaux SFR et Bouygues : Bercy doute de la nécessité des suppressions

Plans sociaux SFR et Bouygues : Bercy doute de la nécessité des suppressions


Fleur Pellerin et Arnaud Montebourg ont décidé de rencontrer les syndicats de Bouygues et SFR mais aussi l’ensemble des quatre opérateurs au sujet des plans de départs volontaires annoncés.

 
"A Bercy, on doute ouvertement de la nécessité de ces suppressions d’emplois. Notamment parce que la masse salariale pèse d’un poids assez restreint dans le chiffre d’affaires de ces deux entreprises" note le quotidien Le Monde ce jour. Voici de quoi renforcer l’idée que Free Mobile serait un prétexte au licenciement.

 
Certes, Free Mobile impacte bien ses concurrents, fait baisser les prix et croître les appels en imposant le standard de l’illimité. Cela dit, l’analyste Stéphane Beyazian estime que les économies à faire auraient pu passer par autre chose que des suppressions de poste. Il souligne également qu’une suppression de 1000 emplois, par exemple, ne représenterait en réalité qu’une économie de 50 à 60 millions d’euros par an.
Il en va de même pour Olivier Lelong, délégué syndical la CFDT de SFR, rappelle que "la masse salariale ne représente que 4,5 % du chiffre d’affaires de l’entreprise". "Même si on virait tout le monde, la société ne gagnerait pas beaucoup plus d’argent !" assure-t-il.