Free Max : face aux critiques sur la surconsommation, Free assume et se défend

Free Max : face aux critiques sur la surconsommation, Free assume et se défend

Pointé du doigt récemment par UFC-Que Choisir pour l’impact environnemental de son nouveau forfait illimité malgré une attractivité indéniable, Free défend une offre en phase avec une demande croissante et une évolution inévitable des usages.

À peine lancé, le forfait Free Max continue de faire réagir. Après les critiques positives mais aussi négatives de UFC-Que Choisir sur son modèle jugé peu compatible avec la sobriété numérique, Free défend fermement sa stratégie. Interrogé par Tom’s Guide, l’opérateur assume d’abord une logique de réponse à la demande. “Chez Free, nous avons des abonnés au Forfait Free 5G+ qui tapent le plafond des 350 Go et ce chiffre est en croissance”, explique-t-il, mettant en avant une saturation progressive des enveloppes actuelles. Free va plus loin et inscrit son offre dans une évolution structurelle des usages. Sa mission, selon lui, est “d’accompagner la révolution numérique et les nouveaux usages de connectivité. Certainement pas de les brider”. L’opérateur établit même un parallèle avec sa Freebox en 2002 : “Qui, à cette époque, aurait imaginé que l’illimité sur le fixe deviendrait la norme ?”. Une manière de justifier l’arrivée de l’illimité mobile comme une suite logique.

Face aux critiques environnementales, Free réfute toute incitation à la surconsommation. “La 5G et l’IA ne vont pas disparaître. Refuser l’illimité sur le mobile, c’est refuser la réalité numérique de 2026. On ne pousse pas la consommation : on répond à une nécessité technologique et sociale”, martèle l’opérateur. Pour l’association de consommateurs, un forfait illimité comme Free Max pousse à consommer davantage de données (vidéo, visio, IA), ce qui alimente indirectement la croissance des data centers, très énergivores, même si la data ne représente qu’une faible part des émissions du numérique. Sur le terrain énergétique, Free met en avant par ailleurs plusieurs arguments techniques. Il rappelle que la 5G est la technologie radio la plus efficace énergétiquement, capable de transporter davantage de données avec moins d’énergie par gigaoctet alors que l’association craint une utilisation plus massive du réseau mobile à la maison au détriment du WiFi. L’opérateur évoque également des actions concrètes comme l’extinction de certaines fréquences la nuit, l’optimisation du réseau via l’intelligence artificielle ou encore la signature de contrats d’énergie renouvelable couvrant 16 % de sa consommation d’ici 2027. Sa trajectoire carbone a par ailleurs été validée par l’initiative SBTi, avec un objectif de neutralité à horizon 2050.

Enfin, sur la question du renouvellement des smartphones qui pourrait selon UFC-Que Choisir être plus important chez les abonnés à Free Max, Free met en avant son modèle Free Flex, qu’il juge “plus responsable” que les offres subventionnées. “Le prix du forfait ne dépend pas du téléphone, il y a donc moins d’incitation à changer de smartphone”, assure-t-il, précisant que les appareils restitués sont recyclés ou reconditionnés.

Cet article a été repris sur le site Univers FreeBox