Richard “met au défi quiconque de prouver que ce gouvernement a favorisé Orange. »

Stéphane Richard, le directeur de cabinet de Christine Lagarde, qui sera prochainement numéro 2 de France Télécom, a accordé une interview au Journal du Dimanche dans laquelle il revient sur les relations entre Orange et Bercy. Extraits :

Pourquoi l’Etat a-t-il repoussé l’attribution de la quatrième licence de téléphonie mobile ?
II s’agit d’un dossier extrêmement sensible. Compte tenu de la pression exercée par l’ensemble des opérateurs, le gouvernement a préféré prendre toutes les précautions possibles en saisissant la commission des participations et des transferts. Et je mets au défi quiconque de prouver que ce gouvernement a favorisé Orange. Nous avons, par exemple, taxé les opérateurs pour financer la fin de la publicité sur les chaînes publiques.

Pourrez-vous exercer vos nouvelles fonctions sans être en contact avec Bercy ?
La commission de déontologie m’a uniquement interdit d’être en contact professionnel avec mes anciens collaborateurs au cabinet. Je pourrai donc parler à Christine Lagarde et à Luc Châtel.

Avez-vous une stratégie pour Orange ?
Je ne vais pas m’exprimer sur la stratégie de l’entreprise avant d’y entrer. Je veux d’abord passer plusieurs mois sur le terrain avec les salariés.
Vous n’êtes pas un spécialiste des télécoms…
J’arrive dans cette entreprise avec modestie. Même si je la connais bien, je ne prétends pas être un expert du secteur. C’est pour cette raison que je dois disposer d’un temps d’immersion suffisamment long. J’aurai un professeur exceptionnel en la personne de Didier Lombard, qui reste aux commandes jusqu’à la fin de son mandat.

Vous pouvez retrouver l’intégralité de cette interview dans l’édition papier du Journal du Dimanche