M Lombardini : “Parler d’innovation quand on a copié la Freebox, c’est un comble !”

M Lombardini : “Parler d’innovation quand on a copié la Freebox, c’est un comble !”

Maxime Lombardini, passe à l’offensive concernant les programme exclusifs achetés par Orange, dans une interview publiée ce matin par le journal Les Echos. Pour le directeur Général d’Iliad « Il est normal que les chaînes de télévision bénéficient de l’exclusivité de leurs programmes. En revanche, il est anormal que ces programmes soient réservés exclusivement à un réseau de distribution. », rappelant que Canal+, Canalsat ou AB sont disponibles sur toutes les plateformes.

Maxime Lombardini tempère également l’argument d’Orange parlant de « cataclysme pour la création » s’il n’investissait plus dans le cinéma ou le sport. Sur les 350 millions d’euros qui ont été contractualisés par Orange dans le cinéma et la fiction jusqu‘en 2014, l’essentiel ira aux studios américains, selon le directeur général d’Iliad.

" France Télécom justifie ces exclusivités comme « un élément clef pour rentabiliser l’investissement dans l’innovation "

Parler d’innovation quand on a copié le « triple play » et la Freebox avec deux ans de retard et en allant jusqu’à imiter son nom, c’est un comble ! Or, pour ces innovations majeures, Free n’a jamais bénéficié d’exclusivité particulière. Ce sont les cerveaux qui produisent l’innovation, pas le carnet de chèque. France Télécom a une apparence, celle d’un opérateur innovant, et une réalité, celle d’un acteur dominant. Le propos sur l’exclusivité nécessaire à l’innovation n’est pas recevable. C’est un rideau de fumée. La réalité, c’est que France Télécom n’investit pas dans les contenus pour battre Canal+ dans la télévision payante. Il utilise la distribution des contenus à ses seuls abonnés pour éliminer ses concurrents dans les télécoms. Or, je vous rappelle que l’excédent brut d’exploitation de France Télécom représente 40 fois celui d’Iliad. Le dividende de l’opérateur historique – 3,7 milliards d’euros cette année – pèse autant que les grilles de programme de TF1, M6 et Canal+ ajoutées. En gros, France Télécom peut se permettre d’acheter la totalité des contenus disponibles. S’il est possible ensuite d’en réserver l’accès à ses abonnés… Je note par ailleurs que France Télécom est un multirécidiviste des restrictions de concurrence : il s’est fait taper sur les doigts en ce qui concerne l’iPhone, la condamnation sur l’entente dans le mobile vient d’être confirmée."

Maxime Lombardini annonce également que Free est actuellement prêt à diffuser Orange sports et qu’il ne lui faudra que quelques semaines pour développer les services interactifs qui y sont associés. Mais pour le moment, il n’y a aucun discussion à ce stade.