Le web est un outil scientifique né il y a 20 ans

Le web est un outil scientifique né il y a 20 ans

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Aujourd’hui, selon la Cern, "il existe plus de 80 millions de sites, avec beaucoup plus encore d’ordinateurs branchés sur internet et des centaines de millions d’utilisateurs". L’idée de ce logiciel remonte à mars 1989, lorsqu’un informaticien britannique du Cern, Tim Berners-Lee, propose un "système de gestion décentralisée de l’information" destiné à la communauté des physiciens des hautes énergies. Une nouvelle génération d’expériences, avec la collaboration de plusieurs centaines de scientifiques du monde entier, voyait alors le jour, et ces chercheurs attendaient une nouvelle manière d’échanger l’information.

A la fin de 1990, l’idée de Berners-Lee, avec les deux "briques" de base qu’il avait inventées, le protocole d’échange hypertexte HTTP et le langage HTML, était devenue le World Wide Web, et les premiers serveurs et navigateurs de ce Web étaient en service au Cern. En 1991, le Web était étendu à d’autres laboratoires de physique des particules du monde entier. Des navigateurs toujours plus perfectionnés furent alors élaborés, mais en général limités aux systèmes informatiques utilisés par les scientifiques, cela jusqu’en 1993. En avril de cette année-là, le Cern annonçait qu’une petite partie du Web entrait dans le domaine public, "sans versement de redevances et sans aucune restriction". C’était l’acte de naissance du Web "pour tous".

Il ne fallut pas attendre longtemps pour voir apparaître des navigateurs faciles à installer et fonctionnant sur des ordinateurs individuels. En novembre de 1993, le NCSA (National Center for Supercomputing Applications, Etats-Unis) lançait officiellement un navigateur pour le web baptisé Mosaic. Désormais, aucun domaine n’échappe à la Toile, que ce soit l’économie, la recherche, la politique, les loisirs… ou même les criminels avec le développement d’une cybercriminalité galopante.

Et "si les foyers souhaitent actuellement se doter d’un ordinateur, ce n’est pas pour faire des calculs, c’est pour aller sur le Web", se réjouit le Cern.

Source : AFP