Les FAI ne doivent pas aller trop loin dans l’achat de contenus audiovisuels

Les FAI ne doivent pas aller trop loin dans l’achat de contenus audiovisuels

La Tribune publie les résultats d’une étude Arthur D.Little-Exane BNP Paribas qui démontre que les groupes télécoms n’ont pas intérêt à investir massivement dans les contenus audiovisuels
C’est une étude qui arrive à point alors qu’Orange dépense sans compter dans les contenus exclusifs que ce soit dans le foot (203 millions d’euros par an) ou le dans le cinéma (plus 300 millions d’euros de contrats signés). Un trop grand investissement dans les contenus détruirait de la valeur puisque la base d’abonnés n’est pas suffisamment importante. Ou alors il faudrait augmenter fortement le prix de l’abonnement.

Selon les calculs des auteurs de cette étude, un opérateur Télécom qui investirait 600 millions d’euros dans les contenus (soit 3 fois moins que Canal+), amputerait sa valeur nette de 176 millions d’euros. A contrario, un investissement plus modeste, de 100 à 150 millions d’euros, augmenterait sa valeur de 316 millions d’euros.
De quoi faire réfléchir à la stratégie d’Orange dont l’un des auteur reconnaît «que l’opérateur est allé trop loin »

Précisons toutefois qu’Orange n’est pas le seul à investir dans les contenus. Free, par exemple, achète également des droits (non exclusifs) pour alimenter son offre Free Home Vidéo. Mais ces investissements sont sans commune mesure avec ceux d’Orange