Subventionnement des smartphones : Free réclame 1,5 milliard d’euros à Orange et Bouygues

Subventionnement des smartphones : Free réclame 1,5 milliard d’euros à Orange et Bouygues

Free poursuit l’offensive contre les smartphones subventionnés. L’opérateur de Xavier Niel accentue ainsi la pression sur ses rivaux, en revoyant à la hausse les montants réclamés.

1,5 milliard d’euros, c’est, selon une information de l’Express, le montant que Free réclame au titre de dommages et intérêts à Orange et Bouygues Telecom dans sa guerre contre le subventionnement des terminaux mobiles. Dans le détail, il demande 790 millions à l’opérateur historique et 780 millions à l’opérateur de Martin Bouygues. 

Xavier Niel en guerre contre la subventionnement des mobiles

Depuis les débuts de Free Mobile, Xavier Niel a le subventionnement des mobiles en ligne de mire, y voyant un crédit à la consommation déguisé et une pratique commerciales trompeuse. Tour à tour, les trois rivaux ont été attaqués.

Free a ainsi remporté un procès contre SFR en 2018, avant de s’attaquer à Orange la même année, puis Bouygues Telecom un an et demi plus tard. Il s’agit aujourd’hui de la suite des hostilités, mais avec des montants revus à la hausse, sachant que Free réclamait 612 millions à Bouygues Telecom. Selon le Figaro, les rivaux estiment les montants “déraisonnables”. À leurs yeux, rien ne pourrait justifier de telles sommes.

Un contexte plus favorable

L’opérateur de Xavier Niel a revu ses prétentions à la hausse, conforté par le verdict rendu par la cour de cassation. Sans compter le contexte désormais plus favorable, avec la volonté du gouvernement des réduire l’empreinte carbone du numérique.

“Nous avons confié une mission à l’Arcep afin qu’elle se penche sur le modèle des smartphones subventionnés par les opérateurs télécoms. Cela est peut-être un accélérateur du renouvellement des téléphones et donc problématique pour l’environnement. Nous voulons creuser ce sujet et objectiver l’impact de ces pratiques commerciales avant de prendre d’éventuelles décisions sur le sujet”, indiquait en février Cédric O, le secrétaire d’État au Numérique.