Couverture 4G : la plupart des objectifs d’Orange, Free, Bouygues et SFR sont atteints, annonce l’Arcep

Couverture 4G : la plupart des objectifs d’Orange, Free, Bouygues et SFR sont atteints, annonce l’Arcep

La nouvelle présidente de l’Arcep, Laure de la Raudière a présenté un point d’étape de la mise en oeuvre du New Deal Mobile. Globalement, “les objectifs sont atteints”.

Face à une année complexe, comment s’en sont sortis les opérateurs pour la couverture 4G du territoire ? Lors d’une audition s’étant tenue hier au Sénat, la présidente de l’Arcep a dressé un bilan de l’année 2020 plutôt positif.

Au sujet de la généralisation de la 4G à l’ensemble des sites mobiles, Orange, Bouygues Telecom, SFR et Free ont “quasiment” équipé toutes leurs antennes avec cette technologie. Source de satisfaction pour le gendarme des télécoms qui considère les objectifs comme “atteints“. “Il y a encore quelques antennes qui ne sont pas déployées en 4G” reconnaît cependant Laure de la Raudière. A fin septembre, les opérateurs possédaient entre 92% et 94% de sites équipés en 4G.

La couverture des zones blanches avance également. En effet, l’objectif fixé pour la fin de l’année 2020 était de 75%, aujourd’hui la couverture est de 80%. “Cet objectif procède d’une bonne connectivité sur le territoire“, affirme-t-elle.

Couverture ciblée : quelques retards, mais rien de dramatique

Vient ensuite le processus de couverture ciblée, visant à améliorer de manière localisée et significative la couverture de zones dans lesquelles un besoin d’aménagement numérique est identifié. La présidente de l’Arcep rappelle qu’en 2018, “il y a eu 600 zones identifiées par opérateur, en 2019 c’était jusqu’à 700 et en 2020 ce sont 800 zones par opérateur“. La dynamique va ensuite se poursuivre, 800 zones pourront être identifiées en 2021 et 2022 puis 600 par an les années suivantes, dans la limite de 5 000 par opérateur. La majorité de ces zones identifiées ont bénéficié d’une mutualisation des pylônes et des antennes des quatre opérateurs. Cette mutualisation “permet aux zones qui étaient mal couvertes d’avoir aujourd’hui une offre de grande qualité“, avec l’accès aux offres d’Orange, Bouygues, Free et SFR. Les opérateurs ont deux ans pour mettre en service ces sites, et 579 l’étaient fin 2020 explique Laure de la Raudière. De l’aveu de cette dernière, “quelques dizaines de sites sont en retard“, même si les objectifs ont été repoussés de trois mois et demi par certains opérateurs, à cause de la crise sanitaire.

Les décalages et les retards sont “très souvent dus à la difficulté de raccordement électrique” indique la présidente de l’Arcep. D’autres obstacles ont été indiqués, notamment les problèmes de fonctionnement de certaines petites communes rurales durant le premier confinement. Les enquêtes du gendarme des télécoms montrent également plusieurs blocages des opérateurs au niveau des collectivités locales sur le choix de l’implantation des pylônes dans ces zones rurales. Souvent, c’est la population qui refuse une installation à un endroit précis. Laure de la Raudière se veut cependant rassurante : peu de zones sont en retard.

Pour rappel, en novembre dernier, Free révélait les problématiques parfois rencontrées dans la couverture de ces zones rurales : “installer souvent ces sites dans des endroits très délicats soit opérationnellement, soit sur des zones naturelles très protégées Natura 2000 sur lesquels l’obtention des autorisations, qui n’est pas entre nos mains, est longue et difficile.” Et d’ajouter : “amener l’énergie au milieu d’une montagne très éloignée où il n’y a pas de routes, ce n’est pas quelque chose que l’on fait très aisément”.

L’Arcep a également mis en place un comité de pilotage au niveau du département, dont le rôle est d’associer les opérateurs et des représentants de collectivités locales. Ce comité est jugé “très utile, pour que l’Arcep puisse recouper les information que nous remonte les opérateurs“.