Afin de remplacer ses traceurs publicitaires, Google présente des solutions alternatives

Afin de remplacer ses traceurs publicitaires, Google présente des solutions alternatives

Le géant américain de la Tech souhaite se défaire de ses cookies tiers autrement appelés traceurs publicitaires courant 2022. Le but est de garantir le respect de la vie privée des utilisateurs, tout en continuant à leur montrer des publicités ciblées.

Google l’a annoncé il y a un an, les cookies tiers disparaitront en 2022 de son navigateur Web Chrome. En bref, ces derniers permettent de fournir des informations sur les internautes aux annonceurs via leurs historiques, préférences ou même s’il clique sur une annonce ou pas afin de proposer de la publicité ciblée. Une pratique qui laisse un point d’interrogation aux internautes quant à la protection de la vie privée. Alors que pour les développeurs de services en ligne gratuits, ces cookies tiers permettent de générer des revenus.

Au travers du projet “Privacy Sandbox” lancé en août 2019, Google souhaite faire un pas vers chaque partie. Ce projet a pour but de protéger la vie privée des internautes tout en continuant à fournir des informations utiles aux annonceurs. Pour faire simple, il n’y aura plus de ciblage individuel, la technologie FLoC (Federated Learning of Cohorts) permettant de faire un ciblage plus généralisé. Les préférences et historiques de navigation similaires seront regroupés dans des groupes contenant des milliers d’internautes. Cela permettrait de continuer à proposer de la publicité ciblée sans dévoiler l’identité des internautes. Google indique que ce nouveau procédé sera quasiment aussi efficace pour générer du revenu que la méthode actuelle avec les cookies tiers. Conjointement, Google a lancé il y a peu le projet Gnatcatcher permettant de masquer l’adresse IP d’un internaute. Google indique que cela n’altérera pas le fonctionnement normal du site Web.

Tous ces changements suscitent l’inquiétude des autorités, surtout du côté britannique. Cette dernière a d’ores et déjà lancé une enquête concernant la suppression des traceurs publicitaires et craint, qu’au travers de ces changements, Google renforce sa place de leader dans la publicité sur Internet. Quoi qu’il en soit, la firme de Mountain View devra livrer plus de précisions sur ces solutions alternatives dans les mois à venir.

 

Source : Le Figaro