Free Mobile : les opposants ne manquent pas d’ingéniosité pour protester contre une antenne-relais

Free Mobile : les opposants ne manquent pas d’ingéniosité pour protester contre une antenne-relais

Quand la justice et la mairie ne peuvent plus les aider, les opposants à une antenne Free Mobile optent pour l’ironie.

La situation reste tendue à Chantemerle-Lès-Grignan. Depuis plusieurs mois, un collectif de riverain s’oppose à l’installation d’un pylône de 36 mètres dans sa commune. Après avoir tenté un recours en justice qui a échoué et sollicité la maire de la commune sans succès, les opposants ont opté pour une action symbolique.

Depuis plusieurs mois, les réfractaires se battent en effet becs et ongles contre le projet de l’opérateur. Ils dénoncent notamment une installation “hors normes” qui “sera nettement visible depuis la place du village et de nombreux autres points de vue, dont certains considérés comme remarquables”. Pour lutter contre cette “pollution visuelle”, les habitants ont décidé de faire de l’antenne… un élément de son patrimoine.

En effet, désormais sous le panneau d’entrée de la commune, on peut y trouver écrit au côté des autres points d’intérêts (chapelle et église anciennes) “son antenne 5G de 30m, XXIe siècle”.

Crédit photo : Le Dauphiné Libéré

L’ironie est d’autant plus mordante lorsque les contestataires en parlent : ” Toute la population est consciente que cette antenne deviendra un véritable phare pour Chantemerle, en étant visible depuis plusieurs kilomètres alentour, attirant, ainsi, de nombreux visiteurs venus partager notre fierté. Quand peu de bourgs pourront s’enorgueillir d’une réalisation désireuse de marquer notre siècle de progrès, le mât dominera de sa majesté l’ensemble du village, faisant de Chantemerle la seule commune à posséder pareil monument adossé aux premières habitations “. Si ce trait d’esprit peut paraître amusant, il dénote surtout d’une ténacité du collectif. Même si leur maire indiquait déjà en novembre “ne plus avoir le pouvoir” de changer la situation.

Source : Le Dauphiné Libéré