Insolite : la 5G déployée dans certaines zones grâce à des drones

Insolite : la 5G déployée dans certaines zones grâce à des drones

Pour assurer le déploiement de la 5G dans certaines zones plus compliquées à couvrir, des drones pourraient venir compléter les infrastructures terrestres classiques.

Une “mégatour de téléphonie cellulaire dans la stratosphère”. Cambridge Consultants et Stratospheric Platforms Limited, deux sociétés britanniques, testent en effet une solution alternative pour le déploiement de la 5G. Dans sa version finale, celle-ci consisterait en des drones fonctionnant à l’hydrogène avec une autonomie de 9 jours, volant à environ 20 000 mètres du sol et arrosant des zones de 140 kilomètres de diamètre grâce des antennes 5G à leur bord.

La technologie est actuellement testée sur un prototype n’ayant qu’un huitième de la taille réelle, à savoir 3 mètres carrés. Une flotte de 60 drones permettrait, selon Cambridge Consultants, de couvrir en 5G un territoire tel que le Royaume-Uni avec un débit supérieur à 100 Gbit/s. Autre aspect mis en avant : la possibilité d’orienter les faisceaux afin de peindre spécifiquement une zone comme un axe de circulation ou des zones reculées difficiles à couvrir par les moyens classiques, mais aussi de s’arrêter à une frontière. Cambridge Consultants et Stratospheric Platforms Limited évoquent par ailleurs un rapport coût de maintenance / nombre de personnes connectées plus intéressant.

Stratospheric Platforms Limited a apporté son expertise dans le transport de moyen de communication, tandis que Cambridge Consultants s’est occupé de la partie antennes dont il a fallu réduire au maximum le poids, sachant que le drone ne peut transporter qu’une charge de 140 kilogrammes. La charge liée aux équipements de télécommunications n’atteint au final que 120 kilogrammes. Un autre défi souligné par Stratospheric Platforms Limited était le refroidissement. Mais le duo s’attend à d’autres obstacles, d’ordre réglementaire cette fois. De tels appareils se retrouveraient en effet dans l’espace aérien et il faudra ainsi obtenir les autorisations en ce sens.

Source : ZDNet