4G fixe : le gouvernement publie une nouvelle liste de zones à couvrir par Orange et SFR

4G fixe : le gouvernement publie une nouvelle liste de zones à couvrir par Orange et SFR

Convenu dans le New Deal mobile, Orange et SFR sont tenus de couvrir à terme en 4G fixe 1000 nouveaux sites identifiés dans le cadre d’un dispositif d’extension négocié avec l’Etat et la police de télécoms. Place désormais à une deuxième liste de sites.

Après avoir publié une première liste de 408 sites fin 2019, le gouvernement a dévoilé le 8 novembre au Journal Officiel, un arrêté définissant la deuxième liste des zones à couvrir par Orange et SFR au titre du dispositif d’extension de la couverture en « 4G fixe ». Soit 102 sites dont 73 pour l’opérateur historique et 29 pour celui au carré rouge.

Plus concrètement, les opérateurs désignés sont tenus de fournir dans chaque zone un service d’accès fixe à internet sur leur réseau mobile 4G. Et ce grâce à “l’installation d’un nouveau site pouvant notamment répondre à des insuffisances de couverture ou de capacité en « 4G fixe », en vue notamment d’assurer la couverture des points d’intérêt de la zone”, précise l’arrêté. L’objectif est de rendre éligible à la 4G fixe les locaux “sans bon haut débit filaire à fin 2020 dans la zone de couverture prévisionnelle du site”.

Pour rappel, le gouvernement devra arrêter un total de 1 000 sites à terme. Les zones sont identifiées par l’Etat après consultation des opérateurs participants. Ce dispositif d’extension de la couverture en « 4G fixe », a été négocié entre les opérateurs, le gouvernement et l’Arcep dans le cadre du New Deal. “Bouygues Telecom, Free mobile, Orange et SFR ont l’obligation de fournir un service 4G fixe dans les zones que les opérateurs identifient et rendent publiques ainsi que dans les zones qui ont été identifiées par un arrêté du ministre chargé des communications électroniques”, explique le régulateur.

Par ailleurs, Orange et SFR sont tenus de participer au dispositif d’extension de la couverture « 4G fixe ». A ce titre, les deux telcos sont tenus de fournir chacun cette technologie sur un maximum de 500 zones identifiées.

La prise en compte de données complémentaires pour optimiser l’impact du choix des sites

Grâce à son outil « Ma connexion internet », le régulateur publie désormais des données d’éligibilité aux services d’accès fixe à l’internet à la maille de l’adresse, en tenant compte de toutes les technologies d’accès.

“Une première analyse de l’Arcep à partir des données de la version « bêta » de « Ma connexion internet » révèle qu’une partie très significative, largement supérieure à 50 %, des locaux des zones identifiées dans le projet d’arrêté seraient d’ores et déjà éligibles à une offre « 4G fixe » de l’un des opérateurs mobiles”, pointe toutefois le régulateur dans un avis du 20 juillet rendu public ce 8 novembre.

Il serait donc préférable selon l’Arcep à l’avenir d’identifier préférentiellement des zones où les locaux ne sont pas déjà éligibles, en vue de maximiser l’effet de ce dispositif et optimiser “l’impact du choix des sites sur le nombre de locaux nouvellement couverts”. Ce sera à l’Etat de décider s’il souhaite suivre cette voie là ou non.

 

Source : Next Inpact