5G : les avantages et inconvénients du positionnement d’Orange, Free, Bouygues et SFR

5G : les avantages et inconvénients du positionnement d’Orange, Free, Bouygues et SFR

L’Arcep a publié hier les résultats des enchères de positionnement des opérateurs sur la bande de fréquences dédiée à la 5G. Quels enseignements peut-on tirer des positions obtenues par Orange, Bouygues, Free et SFR ?

Fin des enchères, il ne reste plus qu’à déployer. Chaque opérateur connaît désormais sa place sur la bande de fréquences 3.5 GHz allouée à la 5G, mais que signifie-t-elle ? L’ordre établi est le suivant : SFR premier, en bas du spectre puis Bouygues Telecom, vient ensuite Free et Orange arrive tout en haut.

Outre le nombre de blocs possédé par chaque telco, le positionnement peut s’avérer important eu égard à la qualité de service proposée pour la 5G. En effet, plus un opérateur est proche des extrémités du spectre, plus son réseau est susceptible de subir des interférences avec des fréquences utilisées pour d’autres usages. C’est le cas pour SFR et Orange, qui sont ainsi installés respectivement près de la boucle locale radio et des stations terriennes satellites. Ainsi, de ce point de vue là, Bouygues et Free, tous deux au centre de la bande, ne souffriront pas, a priori, d’interférences. Autre constatation, la proximité entre certains opérateurs n’est semble-t-elle pas le fruit du hasard.

Les “alliances” entre opérateurs pérennisées

Free s’est-il « sacrifié » pour être coûte que coûte à côté d’Orange et pouvoir mutualiser plus facilement ses réseaux mobiles avec l’opérateur historique ? s’interroge Les Echos. En effet, l’opérateur de Xavier Niel sera le seul à mettre la main au portefeuille à l’issue de ces enchères. Ce dernier a investi plus de 3 millions d’euros pour obtenir sa position, près de l’opérateur historique. A l’heure où les deux telcos envisagent une mutualisation de leurs réseaux sur la 5G, cette proximité, pourrait rendre plus facile la gestion d’un réseau commun selon le quotidien.

Par ailleurs, cette combinaison semble convenir parfaitement à Orange. L’opérateur n’aura pas à modifier les réglages de ses 350 antennes 5G expérimentales, déjà placées en haut du spectre. De leur côté, Bouygues et SFR qui mutualisent déjà leurs réseaux mobiles pour une zone couvrant 57% de la population, sont également côte à côte sur le spectre. Pour rappel, les opérateurs devraient lancer la 5G entre le 20 et le 30 novembre prochain.