Orange bloque des mises à jour de smartphones haut de gamme, les clients enragent
Xiaomi 15 chez Orange, ou quand la « ROM opérateur » freine mises à jour et fonctionnalités.
Malgré l’époque, la pratique perdure : Orange continue de modifier le logiciel des smartphones qu’il vend, au risque de nuire à l’expérience de ses clients. Le Xiaomi 15 acheté en boutique illustre parfaitement le problème : mises à jour bloquées, sécurité en retard et fonctionnalités compromises.
On pensait cette méthode révolue. Autrefois, acheter un smartphone chez un opérateur signifiait souvent se retrouver avec un logo au démarrage, des applications impossibles à désinstaller et un lanceur maison. Pourtant, début 2026, plusieurs utilisateurs de Xiaomi 15 ont constaté les mêmes contraintes, malgré un achat « nu » sans abonnement lié chez Orange.
Le smartphone est en effet livré avec une « ROM opérateur » : Orange intercepte les mises à jour fournies par Xiaomi pour y intégrer ses modifications. Dans les faits, ces mises à jour tardent à arriver, laissant les appareils bloqués sur HyperOS 2.0 (basé sur Android 15) avec des correctifs de sécurité datant de mai 2025. Aujourd’hui, en janvier 2026, ces retards peuvent créer de réels problèmes de sécurité et de fiabilité.
Des fonctionnalités impactées
Le retard logiciel n’est pas qu’un désagrément théorique. Certains utilisateurs rapportent des dysfonctionnements concrets, comme l’impossibilité de payer en sans contact, avec un message « Puce Non Gérée ». Un smartphone haut de gamme à près de 1000 € incapable de valider un paiement NFC ou un titre de transport soulève de légitimes inquiétudes quant à l’expérience utilisateur. Face aux nombreuses plaintes, Orange justifie ces modifications en affirmant : « Nos équipes ont effectué des modifications sur les mises à jour constructeur afin de les rendre compatibles avec nos services et applications. »
Pourtant, en 2026, des applications comme Orange et Moi ou Orange TV fonctionnent sans devoir intervenir au niveau du système. La véritable raison semble plutôt être le pré-chargement d’applications maison et partenaires (les fameux bloatware) ainsi que le contrôle marketing pour pousser notifications et services spécifiques, relève Frandroid.