Le quotidien Libération va changer de locaux et se retrouver à la fois chez Patrick Drahi et Xavier Niel

Le quotidien Libération va changer de locaux et se retrouver à la fois chez Patrick Drahi et Xavier Niel

Libération déménage. Le quotidien va ainsi se retrouver dans un immeuble codétenu par deux adversaires de longue date.

Deux nouvelles ce jeudi 11 juin pour les salariés du quotidien Libération, propriété de Patrick Drahi par l’intermédiaire d’Altice France. Ceux-ci ont en effet découvert le nom de leur nouveau directeur général, Denis Olivennes, un homme de 59 ans notamment connu pour avoir dirigé Canal+, Europe 1, la Fnac, Lagardère Interactive, Le Nouvel Observateur et Numéricable. Mais ils ont aussi appris leur déménagement dans de nouveaux locaux. Un déménagement qui permettra de réduire le loyer, actuellement de 1,4 million d’euros par an.

Les salariés de Libération vont ainsi déménager dans un immeuble situé rue de la Vistule, dans le 13e arrondissement de Paris. Celui-ci est détenu par la société Codimmo, elle-même possédée à 51 % par Patrick Drahi au travers d’une chaîne de holdings. Retrouver ce nom n’est pas une réelle surprise. Le plus surprenant reste surtout de découvrir à qui appartiennent les 49 % restants. Il s’agit de Xavier Niel, le fondateur de Free, et sa famille.

Les deux hommes ne sont en effet pas spécialement connus pour bien s’entendre. Il s’agit d’ailleurs de la seule société connue où les deux hommes sont co-actionnaires. Leur animosité remonte à une dizaine d’années lorsqu’ils étaient en concurrence dans les télécoms en Israël. L’association de Xavier Niel avec un ancien collaborateur de Patrick Drahi (Michael Boukobza) pour se lancer dans la téléphonie mobile (avec Golan Telecom) et un article à charge publié sur Xaviel Niel par un quotidien plus ou moins en lien avec Patrik Drahi (Yediot Ahronoth) le jour des enchères pour l’attribution des licences expliquent notamment la querelle. Xavier Niel aurait alors déclaré à l’époque qu’il ne parlerait plus à Patrick Drahi pendant 10 ans.

Source : Capital