Insolite : après s’être attaqués aux antennes 5G, les conspirationnistes outre-Manche s’en prennent aux techniciens

Insolite : après s’être attaqués aux antennes 5G, les conspirationnistes outre-Manche s’en prennent aux techniciens

Voyant un lien entre le coronavirus et le 5G, certains complotistes s’attaquent aux antennes, mais également aux personnes.

Certains complotistes estiment que la 5G affaiblirait le système immunitaire et permettait ainsi au coronavirus de mieux se répandre. Ayant trouvé oreille attentive grâce aux réseaux sociaux, qui prennent d’ailleurs des mesures pour lutter contre la désinformation, la théorie ne reposant sur aucune base scientifique a abouti à plusieurs incendies d’antennes 5G outre-Manche, comme nous le rapportions dernièrement. De quoi provoquer l’indignation du directeur du système de santé publique britannique, selon lequel “le réseau mobile est indispensable pour les services d’urgence et le personnel de santé”. Il se disait alors “dégoûté que certains puissent s’en prendre à l’une des infrastructures les plus essentielles”. Parmi les autres thèses défendues par les complotistes, il y a le fait que le coronavirus serait un “écran de fumée” inventé par les gouvernements pour dissimuler l’aspect mortel de la 5G.

Et le problème de ces théories complotistes est loin d’être anecdotique, selon Mobile UK, le syndicat professionnel des opérateurs de télécommunications britanniques. “Nous en sommes aujourd’hui à plus de cinquante tentatives d’incendie visant des antennes”, indique-t-il en effet. Mais surtout, ce sont désormais les personnes qui sont visées. “Et nous avons également recensé plus de quatre-vingts agressions ou tentatives d’intimidation contre des employés des télécoms”, souligne-t-il. Notez que le Royaume-Uni n’est pas le seul concerné puisque des attaques d’antennes ont été rapportées ailleurs en Europe, même quand celles-ci ne servaient pas à la 5G : Belgique, Irlande et Pays-Bas. Avec des personnes craignant pour leur vie, il y a, selon Gregory Davis de Hope Not Hate, le risque qu’elles aillent toujours plus loin.

Source : Le Monde