Chômage partiel : Bouygues Telecom rétropédale sur 900 conseillers de clientèle, Orange emboîte le pas à Free pour le moment

Chômage partiel : Bouygues Telecom rétropédale sur 900 conseillers de clientèle, Orange emboîte le pas à Free pour le moment

A l’heure où un nombre grandissant d’entreprises a recours au chômage partiel, le choix diverge chez les opérateurs télécoms avec d’un côté SFR et Bouygues et de l’autre Free et Orange.

Moins impactés que d’autres secteurs, les opérateurs sont entièrement mobilisés pour garantir la connexion internet des Français, mais certains métiers sont totalement à l’arrêt. En particulier ceux de la distribution, décision de fermer les boutiques oblige malgré l’autorisation gouvernementale de les ouvrir.

Dans ce contexte, force est de constater aujourd’hui que les telcos n’ont pas tous recours aux mêmes mesures vis à vis de leurs salariés. De son côté SFR a décidé de mettre 40 à 50% de ses effectifs au chômage partiel de quoi s’attirer les foudres des syndicats. Bouygues Telecom lui a emboîté le pas à moindre échelle, les 1500 salariés de son réseau de boutique sont aujourd’hui concernés. Finalement, l’opérateur a renoncé à mettre au chômage partiel 900 conseillers de clientèle des centres internes. Ces derniers sont en cours d’équipement pour faire du travail à domicile et ce à partir d’aujourd’hui. Un accord a été trouvé vendredi avec les syndicats. “Cela permettra d’éviter le chômage partiel pour toutes les équipes de la direction des centres internes au mois d’avril”, a déclaré la CFDT.

En avril, la mesure pourrait concerner tout de même 1 800 salariés, soit 20 % des effectifs, estime la direction, rapporte Les Echos. L’opérateur de Martin Bouygues souhaite toutefois verser un complément aux collaborateurs concernés pendant les deux premières semaines afin de maintenir leur salaire à 100 %. Dans le même temps, l’opérateur demande à ses troupes de prendre une semaine de congés payés dans le mois, en fonction de l’activité, révèle pour sa part Le Figaro.

Orange et Free à l’heure du choix citoyen

Dans cette période compliquée, Free a fait le choix de ne pas demander d’aides de l’Etat et de prendre à sa charge le salaire intégral de ses collaborateurs, même ceux qui n’ont pas encore de nouvelle affectation pour le moment. L’opérateur de Xavier s’affiche donc en entreprise citoyenne. De son côté, Orange prend la même voie. A la suite d’une réunion avec les syndicats, l’opérateur historique a décidé de ne pas recourir au chômage partiel pour le moment.