Litiges abonnés : Free accepte toujours moins les avis du médiateur que ses rivaux, mais s’améliore encore

Litiges abonnés : Free accepte toujours moins les avis du médiateur que ses rivaux, mais s’améliore encore

D’après le rapport annuel de la Médiatrice des télécoms (AMC), Free est l’opérateur qui écoute le moins les avis émis par cette dernière parmi les quatre grands FAI en France. 

La Médiatrice avait établi un bilan plutôt positif de l’année 2019 du point de vue des litiges concernant les télécommunications. Notamment, les opérateurs acceptaient de plus en plus les avis émis par l’AMCE par rapport à l’année dernière. Mais Free est tout de même celui qui les écoute le moins.

Free n’accepte que 84,5% des avis de la Médiatrice

Le rapport de 2020 annonce un taux d’acceptation général de 96% pour les clients et 95.30% pour les opérateurs, deux taux en hausses par rapport à l’année dernière. On note que beaucoup d’opérateurs alternatifs ayant une petite base d’abonnés sont à 100% d’acceptation.

Du côté des grands opérateurs, la tendance s’en approche, avec 99.43% pour Bouygues Telecom, 99.38% pour Orange et 99.87% pour SFR. Si les opérateurs n’ont pas encore atteint le 100% comme ceux cités précédemment, le nombre d’avis plus conséquent doit également être pris en compte. Cependant, Free se distingue de ce côté là : l’opérateur de Xavier Niel n’accepte que 84.50% des avis de la Médiatrice.

Une différence qui n’est pas nouvelle, mais qui se réduit cependant. En effet, en 2018 le taux d’acceptation de Free était seulement de 73% et de 68% en 2017. Cependant, la Médiatrice n’indique pas de détails supplémentaires sur les causes des refus de la part de l’opérateur. Donc si Free est toujours le mauvais élève pour l’AMCE, il s’est nettement amélioré à ce sujet comparé aux années précédentes.

Pour rappel, l’AMCE, ou Association de la Médiation des Communications Electroniques est un dispositif de médiation fédérant 48 membres représentant 65 marques dont les quatre grands opérateurs télécoms, soit 99% du secteur. Elle a été créée en 2003 afin de régler les litiges notamment et de formuler des recommandations à l’égard des acteurs du marché des télécoms.