La police des télécoms répond aux critiques de Bouygues: “ce n’est pas un handicap” de ne pas pouvoir utiliser Huawei sur la 5G

La police des télécoms répond aux critiques de Bouygues: “ce n’est pas un handicap” de ne pas pouvoir utiliser Huawei sur la 5G

Alors que Martin Bouygues a tapé du poing sur la table concernant la possible interdiction d’utilisation d’équipements Huawei pour la 5G, Sébastien Soriano estime que ne pas utiliser ces équipements ne sera pas un problème, du moins au début du déploiement.

Lors d’une interview ce matin pour France Culture, le président de l’ARCEP a répondu aux inquiétudes de Bouygues Telecom et même plus globalement sur le cas de Huawei.

La 5G sans Huawei ne sera pas handicapante

Martin Bouygues avait exprimé ses craintes concernant les possibles interdictions d’utilisation d’appareils Huawei dans le développement du nouveau réseau mobile en France. L’opérateur a même annoncé être prêt à poursuivre l’Etat s’il était privé de Huawei.

Pour Sébastien Soriano, le problème n’existe pas vraiment, du moins à court terme. Aucun refus ou acceptation de l’Anssi n’est tombée pour l’instant concernant l’équipementier, mais si Bouygues Telecom devait être privé de Huawei, il ne devrait pas avoir de problèmes immédiatement.

Encore une fois, la 5G arrive en juillet. Elle va arriver dans les grandes villes, ça commence toujours comme ça.” explique-t-il. “Les opérateurs aujourd’hui ont le choix, le cas échéant, de ne pas passer par Huawei, de passer par d’autres équipementiers […] et donc ils peuvent choisir , dans ces premiers déploiements de choisir d’autres équipementiers”. Pour Sébastien Soriano, cette possibilité ne pose pas de handicap “en tout cas à court terme”, puisqu’au début, seules quelques villes seront concernées.

Martin Bouygues risque de ne pas être d’accord. Le patron de Bouygues Telecom avait quant à lui expliqué qu’il n’était pas possible de “swaper de la 4G d’un équipementier sur la 5G d’un autre équipementier ; il faut les mêmes équipements sur les mêmes zones”. Les premières autorisations ou refus de l’Anssi sont attendues pour ce mois de février, à voir comment la situation évoluera d’ici-là.